Le CAC40 proche de ses niveaux du début d'année

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Après s'être longtemps montré hésitant, le CAC40 est reparti de l'avant sous l'impulsion des valeurs financières. Rassuré par l'apaisement des tensions sur la dette souveraine et dans le sillage de Wall Street, l'indice parisien a terminé la séance de mercredi sur un gain de 0,56 % à 3.831,98 points. Le CAC 40 n'est plus qu'à 2,65 % de son niveau de début d'année.

Si les prises de bénéfices sur les indices américains mardi soir ont pesé sur la tendance dans les premiers échanges, mercredi, le marché s'est vite repris. Malgré tout la tendance est restée hésitante jusqu'à l'annonce par l'Irlande de l'adoption des premières mesures d'austérité et l'ouverture en hausse de Wall Street. Le CAC 40 a terminé la journée sur un léger gain de 0,56 % à 3.831,98 points.

La tension sur les taux longs américains, la menace de Moody's sur le triple A des Etats-Unis et le manque de mesure significative à la crise de la dette souveraine en zone euro ont dans un premier temps semé le doute dans l'esprit des investisseurs. Mais le vote par le parlement Irlandais des premières mesures d'austérité et l'ouverture à la hausse de Wall Street ont permis à l'indice parisien de se mainetnir en territoire positif. A son niveau de clôture, le CAC 40 n'est plus qu'à 2,65 % du niveau auquel il avait entamé l'année.

Si la tempête s'apaise depuis quelques jours en Europe, des questions demeurent tout de même.  Aucune mesure significative et immédiate n'a été prise par les ministres des finances de l'Eurogroupe lors de leur réunion de lundi et mardi. Mais les investisseurs ont préféré se concentrer sur les bonnes nouvelles. En dépit du fait que le Portugal a demandé expressément de trouver des mécanismes pour résoudre la crise, l'adoption des premières mesures irlandaises laissent par ailleurs espérer le retour à un certain calme sur le front de la dette souveraine.

Sur le front macroéconomique, les investisseurs ont pris connaissance du surplus de 14,2 milliards d'euros au mois d'octobre de la balance commerciale allemande. C'est certes moins que les 16,8 milliards de septembre, mais supérieur de 1,7 milliard par rapport à la même période l'an passé.

Pour le mois d'octobre il est en effet de 3,4 milliards d'euros contre 4,4 milliards en septembre. Mais ce chiffre est principalement du fait du recul des importations sous l'effet d'une baisse des importations d'hydrocarbures lors des mouvements sociaux d'octobre.

Valeurs à la hausse

Dans ce contexte résolument tourné vers l'optimisme, les valeurs financières ont rebondi. Axa s'est adjugé 3,07%, Société Générale 2,99 %, BNP Paribas 2,70 %, Crédit Agricole 1,54 % et Natixis 0,79%

EADS (+ 3,12 %) profite de la déclaration de son directeur financier. Selon Hans Peter Ring, si l'année 2011 sera aussi difficile que 2010, en revanche 2012 devrait se traduire par une augmentation sensible du résultat d'exploitation. En outre, celui-ci estime que la stabilisation de l'euro autour des 1,30 dollar serait "très positif pour le groupe à long terme". Précisément la valeur profite également ce jour du repli de la monnaie unique face au billet vert.

Sanofi Aventis (+ 1,23 %) pourrait prolonger son OPA sur Genzyme, dont l'offre actuelle (69 euros par action) expire vendredi à minuit. Selon l'agence Reuter's, le français pourrait proposer une opération plus intéressante pour les actionnaires.

Valeurs en Baisse

LVMH s'est replié de 1,69 %. Le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor va demander à l'Autorité de contrôle prudentielle (ACP) d'examiner le rôle joué par les banques de LVMH dans le montage financier qui lui a permis de rentrer au capital de Hermès.

Arcelormittal (- 0,67 %) n'a pas profité de la future introduction en Bourse de sa banche Inox début 2011. Les actionnaires d'ArcelorMittal recevront une action de la branche Inox pour 20 actions Arcelormittal détenues.

Hors CAC

Soitec a progressé de 2,60 % après l'annonce du lancement de la production d'un nouveau substrat en silicium sur saphir pour la fabrication de circuits intégrés.

Eiffage a gagné 1,41 %. Le groupe a annoncé la nomination de Pierre Berger au poste de directeur général délégué. Dirigeant actuellement la division construction grands projets chez Vinci (principal concurrent d'Eiffage) Pierre Berger prendra ses fonctions début 2011.

Edenred a chuté de 2,18 % malgré le relèvement d'objectif de cours de Natixis. La banque vise 24 euros contre 19 euros précédemment.

Devise et pétrole

L'euro s'est replié face au dollar. Le billet vert profite des tensions sur les rendements des bons du trésor américain et de l'accord trouvé sur les allègements fiscaux. A la clôture du marché parisien, un euro s'échangeait contre 1,324 dollar.

Le marché du pétrole est en repli. Le baril de Brent de la Mer du nord s'échange contre 90,62 dollars (-0,36 %) tandis que le WTI recule de 0,18 % à 88,09 dollars.

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