Banque : CCF va supprimer 1.400 postes
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Ce « projet de transformation profonde » a pour but de « retrouver le chemin d'une croissance durable », a déclaré la direction de CCF.
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Ce « projet de transformation profonde » a pour but de « retrouver le chemin d'une croissance durable », a déclaré la direction de CCF.
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C'est officiel : CCF va tailler dans ses effectifs, et pas qu'un peu. La banque s'engage dans un plan de sauvegarde de l'emploi, a confirmé ce mercredi un porte-parole du groupe, après un article accordé au quotidien Les Échos. Objectif : ramener le nombre de salariés de 3.900 actuellement à 2.500 d'ici 2026, soit 1.400 départs. Le nombre d'agences va, lui aussi, diminuer d'un tiers au même horizon. Il va passer de 235 aujourd'hui à 151 à terme, soit 84 établissements en moins.
Cette réorganisation avait été annoncée par les syndicats début octobre, après une réunion avec la direction qui avait présenté ses orientations stratégiques pour 2025 et 2026.
Les sources syndicales s'attendaient à un peu moins de casse, faisant état d'environ 80 agences fermées et d'une réduction de 30% du nombre de salariés. La direction avait alors promis « un dialogue social constructif ». Objectif, accompagner « dans les meilleures conditions aussi bien ceux qui souhaiteraient s'inscrire dans la dynamique de notre projet que ceux qui ne le souhaiteraient ou ne le pourraient pas ».
Les syndicats s'engagent désormais dans une phase de négociations jusqu'au milieu de l'année prochaine. Les salariés restants vont faire face à une « phase de transition très difficile », estime le syndicaliste. La direction « souhaite conserver le PNB (produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, NDLR) actuel jusqu'en 2027 », indique-t-il. Ce, avec moins d'agences et moins de salariés.
Pour rappel, CCF est l'ancien réseau de banque de détail en France de HSBC, fort de 800.000 clients. Il a été cédé début 2024 après presque trois ans de tractations à la société My Money Group (MMG), contrôlée par le fonds américain Cerberus. Avant d'être rebaptisé « Crédit commercial de France ». Un nom loin d'être nouveau : il avait seulement été remisé dans les placards par HSBC lorsqu'il avait acheté ce réseau il y a une vingtaine d'années pour s'implanter dans l'Hexagone.
L'ambition de la nouvelle direction, incarnée par le directeur général Niccolò Ubertalli, est de créer une « banque française patrimoniale et à taille humaine ». Et surtout, tournée vers une clientèle de professionnels, de libéraux et d'indépendants, comme des avocats ou des médecins, disposant de 50.000 euros d'avoirs et plus. D'où ce « projet de transformation profonde » qui est un moyen de « retrouver le chemin d'une croissance durable », comme l'écrit CCF dans son communiqué.
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Le fonds américain Cerberus est connu pour être un actionnaire très porté sur les économies et qui ne s'inscrit que rarement dans le très long terme. Il n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans le secteur bancaire. Il avait ainsi déboursé 3,2 milliards d'euros en 2007 pour s'offrir l'ancienne banque syndicale autrichienne Bawag, menacée de faillite l'année précédente et introduite en Bourse dix ans plus tard.
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Il a également acheté au Trésor britannique en 2015 un portefeuille de prêts hypothécaires issus de la banque défunte Northern Rock, nationalisée en 2008. S'en était suivi un bras de fer avec le groupe d'emprunteurs, qui reprochaient à leur créancier de ne pas appliquer les nouveaux taux de marché, plus bas que ceux qu'ils avaient signé. Un passé qui ne rassure pas pour le futur.
(Avec AFP)
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