Bordeaux surfe sur un marché international du vin à la hausse

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Cette 2e édition des Talents du Vin, qui s'est déroulée en présence de Jean-Christophe Tortora, président de La Tribune et La Tribune - Objectif Aquitaine, et de Cendrine Martinez, directrice générale déléguée de La Tribune - Objectif Aquitaine, était animée par Mikaël Lozano, rédacteur en chef de La Tribune - Objectif Aquitaine et Pascal Rabiller, rédacteur en chef adjoint. La soirée a commencé par une intervention de Cendrine Martinez qui s'est félicitée que cette 2e édition ait été accueillie "dans le saint des saints, à Vinexpo". Intitulée "Quels atouts et alliés pour le vin français à l'international ?", cette table ronde réunissait Olivier Bernard, président de l'Union des grands crus de Bordeaux et propriétaire du Domaine de Chevalier (grand cru classé de Graves en Pessac-Léognan), Thierry Hiere, responsable du marché Agriculture à la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA) et Jacques-Olivier Pesme, directeur associé de Kedge Business School.
Interrogé sur l'évolution du marché du vin, Jacques-Olivier Pesme a fait un constat encourageant.
Avec un chiffre d'affaires global de 7,6 Md€ par an, pour un marché de 26 Md€, les vins français (Champagne compris) se portent bien. Un marché mondial où la France occupe la première place (en valeur). Un succès auquel le vin de Bordeaux participe. "Bordeaux contribue pour beaucoup à l'image des vins de France à l'étranger" a observé Jacques-Olivier Pesme. Ce succès est en particulier lié à la place dominante de Bordeaux dans les vins de très haut de gamme au plan mondial. Un rayonnement activement entretenu par l'Union des grands crus de Bordeaux.
Ces opérations de promotion se font en particulier aujourd'hui en Chine, aux Etats-Unis et en Europe.
L'Union des grands crus de Bordeaux, qui va depuis longtemps chaque année à New York, a élargi son périmètre vers le sud des Etats-Unis, avec Phoenix (Nouveau Mexique) et Atlanta (Géorgie), et ira cette année au Canada. "Nous touchons 45.000 professionnels et 15.000 particuliers par an, en organisant des dîners, des cours de dégustation ou encore des master class. Quand on revient des Etats-Unis, ça veut dire que nous y avons passé trois semaines et visité une centaine de domaines viticoles : c'est comme une traînée de poudre qui profite aux 250 grands crus et aussi à Bordeaux..." Comme l'a rappelé Jacques-Olivier Pesme, la globalisation entraîne la segmentation des marchés "où les vins français sont très reconnus dans le segment des vins iconiques, où l'on compte le moins de domaines au monde mais dans lequel Bordeaux est très très fort, grâce aux qualités intrinsèques du vignoble et aux opérations de promotion qui entretiennent cette image."
Réorganisée depuis quelques années sur le périmètre de la future grande région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, la BPACA, dont le siège est à Bordeaux, s'étend sur 11 départements où elle sert 10.000 clients agriculteurs et 2.000 viticulteurs, soit 13 % de l'ensemble de l'effectif de ces trois régions.
Invité à déjeuner hier à midi par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors d'une rencontre franco-chinoise, Jean-Christophe Tortora a donné une dimension supplémentaire à cet aspect international du vignoble.
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Après avoir rappelé que la filière compte, en plus du vin, des architectes, des équipementiers ou des commerciaux, qui ont été distingués lors de la remise des trophées, Jean-Christophe Tortora est revenu sur la création du bureau La Tribune à Bordeaux, avec le rachat d'Objectif Aquitaine. Il a souligné que l'expansion du lectorat La Tribune - Objectif Aquitaine rejaillissait désormais au plan national, grâce au site Internet développé par notre groupe de presse où s'interpénètrent dimensions régionale et nationale, mais aussi à l'international, qui représente 20 % de l'audience du titre.
Jean-Philippe Déjean