La country gagne aussi les pistes de danse
Rebecca Sannino
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Un club de country fait une démonstration de danse dans le village de Colomars (Alpes-Maritimes).
© LTD / JEAN-PIERRE AMET/MAXPPP
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Un club de country fait une démonstration de danse dans le village de Colomars (Alpes-Maritimes).
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La country se chante, mais elle se danse aussi ! Cette discipline qui fait peu parler d'elle dans l'Hexagone rassemble pourtant entre 4 et 5 millions d'adeptes, qui se rendent dans l'un des 2500 clubs existants. Des pas simples, dans un ordre propre à chaque chanson. De plus en plus de monde s'y essaie, car nul besoin d'être un as de la chorégraphie pour maîtriser les enchaînements. Les adhérents se pressent dans les clubs, de 7 à 77 ans. Ils affectionnent particulièrement la convivialité des lieux, l'absence de compétition interne, et possèdent bien sûr tous leur tenue traditionnelle alliant Stetson et santiags, pour danser dans les règles de l'art.
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Porteuse d'une certaine idée de l'Amérique rurale, la danse country a d'abord trouvé son public français dans les campagnes, mais gagne de plus en plus les villes. Certains clubs jouissent d'une notoriété nationale ; Lyon a son propre festival. Dans son ouvrage La France sous nos yeux, le directeur du département opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop, Jérôme Fourquet, estime que le développement des premiers clubs est corrélé avec l'implantation du parc Disneyland Paris en 1992. Une américanisation en douceur. Mais aussi un juste retour des choses : il ne faut pas oublier que la danse en ligne telle que pratiquée dans la country est l'héritière des danses en cercle ou en chaîne des cours de France, puis d'Europe, où cette façon de danser a trouvé son origine lors des bals donnés aux XVe et XVIe siècles.
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