Pour l’avocate d’Ibrahim Maalouf, le festival de Deauville « sacrifie un innocent »
Charlotte Langrand
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Dans un entretien à La Tribune Dimanche, Aude Hesbert, la nouvelle directrice du Festival du cinéma américain de Deauville annonce qu'elle écarte du jury Ibrahim Maalouf. Le célèbre trompettiste devait en effet siéger pour cette édition anniversaire, la cinquantième, au côté de Ludivine Sagnier, Emilie Dequenne, Lou Lampros, Agathe Riedinger, Damien Bonnard et Martin Bourboulon. Un juré présidé par Benoît Magimel.
A la veille du coup d'envoi, décision a été prise de ne pas le conserver en raison de sa condamnation en première instance à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Le musicien avait été jugé pour avoir embrassé en 2013 une collégienne qui était en stage dans son studio. Après avoir fait appel de cette décision, il avait été relaxé en 2020.
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Une décision judiciaire qui ne suffit pas à Deauville. C'est en tout cas ce que déplore Fanny Colin, l'avocate de l'artiste, qui a tenu à réagir dès que cette décision a été annoncée. « Le festival sacrifie un innocent sur l'autel du principe suprême ''the show must go on'' pour des intérêts mercantiles », estime-t-elle. Avant de préciser : « Deauville a demandé à Ibrahim Maalouf de se retirer en toute discrétion ce qu'il a évidemment refusé. » Et de justifier ensuite sa position. « C'est omettre en effet que relaxé et reconnu publiquement innocent, c'est tout aussi publiquement et devant les tribunaux qu'il combattra cette éviction injuste et déshonorante pour ses auteurs », annonce-t-elle après la déclaration d'Aude Hesbert.
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