David Amiel veut supprimer le bonus des hauts-fonctionnaires
EXCLUSIF. Pour instaurer une sobriété budgétaire, le ministre des Comptes publics va changer la politique de versement de primes pour les directeurs d’administration et d’opérateurs.
À la recherche d’économies sur le budget de fonctionnement, le ministre des Comptes publics veut instaurer une culture de la responsabilité et de la sobriété budgétaire à tous les niveaux. David Amiel va mettre fin à une habitude qui avait cour au plus haut sommet de l’État. Jusqu’à présent, ses prédécesseurs signaient quasi automatiquement « 90 à 100 % » des demandes d’attribution des bonus c’est-à-dire des parts variables de rémunération pour les cadres et dirigeants de l’État, les directeurs d’opérateurs et d’administrations centrales.
« Cela ne doit plus être possible d’accorder des variables en cas de dérapage », justifie-t-on dans l’entourage du ministre. L’idée, selon Bercy, c’est de changer le système de bonus afin qu’il prenne mieux en compte la bonne gestion de l’argent public.
À l’avenir, le nouveau principe serait que la moitié de la part variable des cadres soit concernée et automatiquement liée à l’atteinte d’objectifs financiers, à la fois individuels, c’est-à-dire sur leur propre budget quand ils en ont la responsabilité.
De la même manière, les dirigeants d’administration ou d’opérateurs, qui proposent spontanément des économies, seraient récompensés. La recherche d’économies et de gains de productivité ne doit pas reposer uniquement sur Bercy et la direction du budget.
Avec la mise en place de cette politique des bonus, le ministère pourrait aussi encourager la prise en compte d’indicateurs, là encore individuels ou collectifs, de performance des politiques publics ou de qualité des services publics rendus, comme cela se fait déjà dans certaines directions.
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