Rentrée littéraire : 3 questions à Faïza Guène, « optimiste malgré tout »
Propos recueillis par Anne-Laure Walter
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Faïza Guène
© LTD / CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE
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Faïza Guène
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La stand-upeuse des lettres françaises retrouve vingt ans après l'avoir créé le personnage de Doria. L'ex-adolescente pleine de rêves est devenue une mère célibataire sans emploi...
Pour son septième roman, Faïza Guène ressuscite Doria, l'héroïne du premier, Kiffe kiffe demain, qui avait signé en 2004 son entrée fracassante en littérature à l'âge de 19 ans. L'ex-adolescente de Livry-Gargan reprend son monologue et regarde le passé avec les yeux du présent. Dans Kiffe kiffe hier ?, on trouve des beaux-parents racistes planquant des sex-toys dans le garage, un gang de mamans en djellaba, un épicier sri-lankais anglophone, une voisine catholique... Derrière la légèreté formelle, Faïza Guène, qui « croit vraiment à la possibilité de raconter les choses de manière apaisée, sans crispation », pointe les maux de l'époque : le racisme, la radicalisation, le trafic de drogue, la pauvreté et la gentrification, le patriarcat...
LA TRIBUNE DIMANCHE - Comment fait-on pour, selon vos termes, « résister à l'amertume » ?
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FAÏZA GUENE - Il y a quelque chose chez Doria d'optimiste malgré tout. Un équilibre entre déni et idéalisme. Sans naïveté. Elle a une vraie lucidité avec une pointe de sarcasme. Surtout, c'est un personnage qui est habité par l'espoir, même quand tout semble perdu d'avance. C'est aussi pour ça que j'avais envie de la retrouver. Elle a un fils de 7 ans. Comment, en tant que parent, lutter pour ne pas se faire les relais du patriarcat ? La question de l'éducation et de la famille constitue un puits intarissable en littérature. Surtout quand on mène une vie légèrement en dehors des clous.

Propos recueillis par Anne-Laure Walter
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