"L'IA peut aussi aider les fonds d'investissement à s'améliorer" (Alexandre Ouimet-Storrs, Solvay Ventures)

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alexandre Ouimett-Storrs
DR

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alexandre Ouimett-Storrs
DR
Solvay Ventures est le bras armé du capital risque du groupe belge Solvay qui pèse 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour près de 25 000 employés à travers le monde. Je suis responsable de l'investissement pour l'Europe, avec une équipe de 9 personnes. Nous travaillons dans un certain nombre de domaines, tels que l'agriculture, les matériaux composites, le home and personnal care. Nous disposons d'un fonds de 100 millions d'euros Evergreen, ce qui signifie que si on perd de l'argent, notre base d'investissement baisse et si l'on gagne de l'argent, elle augmente. Cela force ainsi tout le monde à être très rigoureux.
C'est un honneur pour moi d'être président du comité de sélection. Je connais bien la région car dans mon ancien job (venture-capitalist au fonds Truffle Capital, NDRL) j'avais deux sociétés du secteur dans mon portefeuille. Je sais que l'écosystème dans la région est très riche au niveau technologique, et notamment dans les deeptechs. Mon rôle a été d'amener au sein de ce comité des gens différents qui ne se croisent pas souvent et qui viennent du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Suisse, des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne.
L'IA est une thématique qui a de nombreuses applications et qui intéresse donc beaucoup de monde, car on voit bien le potentiel pour faire avancer la société. Cela va devenir la prochaine révolution industrielle. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui disent faire de l'intelligence artificielle, et qui font en réalité uniquement du big data, soit du training en tournant les données et en optimisant sa modélisation mais dont le système n'apprend pas. Et c'est là la principale différence entre les deux.
Marie Lyan
Comment avez-vous perçu votre rôle en tant que président du Venture 5i ?