[Vous avez dit vacances ? Paroles de patrons 3/5] Valérie Merle : Un départ bien préparé pour partir sereinement
Sonia Reyne
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Valérie Merle, dirigeante de l'entreprise de maçonnerie Merle & Coste qui emploie 9 salariés, confie comment elle réussit à concilier développement de l'entreprise et congés pour se ressourcer.
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[Série d'été / Portrait] La Tribune questionne tout au long de l'été plusieurs dirigeants d'Auvergne-Rhône-Alpes sur leur rapport aux vacances. Entre injonctions sociétales, plus-value pour l'entreprise et pour soi, ces femmes et ces hommes se livrent sans détour. Aujourd'hui, c'est Valérie Merle, dirigeante de l'entreprise de maçonnerie Merle & Coste (9 salariés) qui nous confie comment elle réussit à concilier développement de l'entreprise et congés pour se ressourcer.
De la trempe des visionnaires, Valérie Merle a acheté son entreprise de maçonnerie en 2013 à un artisan qui partait en retraite. Avec son associé Régis Coste, elle a créé Coste & Merle. Depuis, l'entreprise s'est forgée une solide réputation.
Dans sa vie précédente, la jeune femme a enseigné à la faculté des sciences économiques avant de travailler dans un établissement bancaire en tant que spécialiste de la prescription et de la promotion immobilière. Ses ancêtres étaient tailleurs de pierre et marbriers dès le 18ème siècle. Avec Merle & Coste, elle a paradoxalement mis ses pas un peu dans les leurs.
Envie d'un maçon ?
Aujourd'hui, son entreprise concilie maçonnerie contemporaine et savoir-faire d'autrefois. "Nous avons une spécificité sur la construction écologique, le béton de chanvre pour construire et isoler, et aussi la pierre et la chaux pour rénover les patrimoines bâtis".
En 2015, elle fait le buzz avec une campagne de communication au ton décalé. Son slogan interroge sur les panneaux d'affichage de Clermont-Auvergne Métropole : "Envie d'un maçon ?"
Depuis sept ans, Valérie Merle manage avec détermination ses neuf collaborateurs et ne compte pas son temps, son énergie et sa rigueur pour faire avancer sa société. 2020 sera la première année où l'entreprise ferme ses portes sur une aussi longue période.
"Traditionnellement au mois d'août, il ne se passe pas grand-chose, donc l'entreprise ferme. En général, nous n'arrêtons que trois semaines, mais là, le contexte est exceptionnel, nous fermons une semaine de plus".
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Elle ajoute : "Comme il se passe beaucoup moins de choses que le reste de l'année, je permets à tout le monde de profiter de congés bien mérités. D'habitude, certains de mes collaborateurs prennent un mois pour partir à l'étranger, retrouver de la famille. Ce sera forcément une année particulière".
Une délicate déconnexion
Depuis le départ, l'entreprise fonctionne avec une organisation rigoureuse pour assurer le respect du délais et de la qualité des chantiers.