[Vous avez dit vacances ? Paroles de patrons 5/5] Fabrice Faure, Les Intérimaires Professionnels (LIP) : "Savoir profiter de la vie"
Marie Lyan
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Le lyonnais Fabrice Faure, dirigeant du groupe d’intérim LIP, Les Intérimaires Professionnels, reste joignable durant ses vacances, mais s'applique à ne pas regarder son téléphone les après-midis.
[Série d'été / Interview] La Tribune questionne tout au long de l’été plusieurs dirigeants d’Auvergne Rhône-Alpes sur leur rapport aux vacances. Entre injections sociétales, plus-value pour l’entreprise et pour soi, ces femmes et ces hommes se livrent sans détour. Aujourd'hui, c'est au tour du lyonnais Fabrice Faure, dirigeant du groupe d’intérim LIP, Les Intérimaires Professionnels (160 agences pour 415 millions d’euros de chiffre d'affaires) de nous raconter sa vision des vacances. S’il s’accorde des temps de repos bien mérités dans l’année, il a choisi de ne pas couper pour autant le...
... act avec son milieu professionnel durant ses congés.
Aimez-vous vraiment les vacances ? Que représente cette période pour vous ?
Fabrice Faure : J'adore les vacances ! J'aurais tendance à dire que jusqu'à mes 36/37 ans, j'en prenais assez peu et finalement un jour, mais philosophie a changé. Aujourd'hui, je prends environ sept semaines de vacances par année, avec généralement les deux à trois premières semaines d'août ainsi que des vacances scolaires pour mes enfants, et c'est très appréciable.
Cependant, dans un monde où l'on peut rester chez soi tout en travaillant, on ne se déconnecte pas toujours. De mon côté, je ne coupe d'ailleurs pas spécialement en vacances, les gens respectent mes congés mais je ne bloque aucune situation et je réponds à toute demande si nécessaire. Je préfère d'ailleurs essayer de partir car sinon, il est même possible que je me retrouve durant mes congés au bureau !
La déconnexion est-elle pour vous difficile ?
Au quotidien, je ne fais pas de grande différence entre ma vie privée et professionnelle donc que ce soit au bureau ou en vacances, je considère que ma journée est à peu près la même. En congés, je vais seulement m'appuyer, de manière plus marquée, à ne pas regarder mon téléphone de midi à 16h environ.
Mais cela ne me fait rien de devoir travailler si nécessaire, je ne ressens pas de pression. Je délègue déjà beaucoup tout au long de l'année et j'estime qu'il est normal de devoir répondre aux gens qui me sollicitent, que je sois en congés ou pas. Je n'ai d'ailleurs qu'un seul téléphone, et je ne filtre pas les appels. Pour moi, ce n'est pas tant le mode déconnexion qui importe, mais le fait de changer de décor et de pouvoir faire la sieste !
Le Covid-19 a-t-il changé votre perception des vacances ?
C'est certain, même si pour l'instant, cette période reste trop récente pour que l'on puisse l'analyser avec du recul. De notre côté, l'entreprise est revenue en ordre de marche et a récupéré la quasi-totalité de son business. Tous nos collaborateurs sont désormais en train de prendre leurs congés et d'essayer de penser à autre chose.
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