"La réalité économique a anticipé le politique." Pour Bernard Gaud, président du Medef Rhône-Alpes, les synergies économiques entre Auvergne et Rhône-Alpes sont déjà à l'œuvre.
Bernard Schoumacher, président de la CCI Auvergne, renchérit :

Bernard Schoumacher, président de la CCI Auvergne (crédit : Laurent Cérino/ADE)
Tous deux participaient mercredi 25 novembre, à une matinée de débats organisée par Acteurs de l'économie-La Tribune et RCF, à l'Institut Lumière et animée par Philippe Lansac. Au cours de cette matinée, deux tables rondes thématiques ont permis d'aborder plusieurs aspects de la future union régionale. Leurs intitulés : "Santé, high-tech, enseignement supérieur-recherche : le temps des synergies" et "Innovation, le fil conducteur".
Avec l'union, on peut s'attendre de voir la nouvelle région renforce sa diversité économique, l'Auvergne étant, par exemple, forte et bien structurée en agro-alimentaire, tandis que Rhône-Alpes l'est dans le domaine des bio-technologies.
Les deux territoires abritent aussi de nombreux pôles de compétitivité et clusters, dont certains appelés à fusionner, ce qui est déjà fait avec les deux clusters spécialisés dans l'espace et l'aéronautique.
Bernard Gaud, président du Medef Rhône-Alpes (crédit : Laurent Cérino/ADE)
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Des obstacles néanmoins demeurent, à commencer par le déséquilibre en taille et poids économique entre les deux partenaires. Il ne faudrait pas que Rhône-Alpes arrive en "dominatrice" et que la fusion se transforme en absorption de l'Auvergne. Ce qui semble peu probable tant l'Auvergne a une identité, une image, une culture fortes. À l'inverse de Rhône-Alpes à l'identité morcelée.
commente très lucidement Bernard Schoumacher. Et, concrètement, le chantier organisationnel de cette nouvelle région s'annonce complexe.
Gérard François Dumont, géographe et économiste (crédit : Laurent Cérino/ADE)
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