Examen du code de la route : vers une nouvelle pédagogie
Serge Haroutiounian
Serge Haroutiounian
Depuis 1998, les élèves devaient passer par les mêmes questions pour obtenir l'examen théorique du Code de la route. À compter du 18 avril, 1 000 nouvelles questions devaient entrer en vigueur, avant un recul décidé ce lundi par le gouvernement. Les syndicats et auto-écoles, qui ont manifesté ce lundi, ont en effet obtenu un délai supplémentaire pour la mise en place de cette réforme.
L'objectif de cette celle-ci est d'améliorer la formation des conducteurs novices, population particulièrement à risque : en France, les conducteurs novices sont impliqués dans un quart des accidents corporels.
Dans la nouvelle épreuve théorique générale (ETG), l'épreuve ne change pas et le candidat doit toujours répondre correctement à 35 questions sur 40 pour décrocher son code.
Mais les questions évoluent. En effet, la nouvelle banque de questions de l'ETG rend l'examen plus réaliste. Les questions poussent le candidat à aiguiser sa prise de conscience des risques en conduisant.
Les nouvelles questions projetées aux candidats pendant l'épreuve du Code ont été réalisées à partir :
L'accident de la route n'est pas une fatalité. La nouvelle épreuve s'inspire des recherches les plus récentes pour faire évoluer l'apprentissage de la conduite vers les notions les plus importantes de la vie du jeune conducteur.
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Mais conduire est une tâche complexe qui doit mobiliser tout à la fois :
Le premier principe du nouvel examen du code est qu'il ne suffit pas de connaître le code de route et d'en appliquer les règles à la lettre pour être un bon conducteur. Les nouvelles questions demandent aux candidats d'analyser les situations de conduite pour adapter au mieux leur comportement sur la route.
Dix nouveaux thèmes ont été créés et organisés en neuf familles :
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Cette nouvelle réforme est une évolution du code de la route positive pour les élèves et nous espérons qu'il s'agit d'un premier pas du gouvernement pour réformer l'examen du permis de conduire. Une telle démarche pourrait être bénéfique aux nouveaux acteurs, à l'instar des auto-écoles en ligne.
Serge Haroutiounian