Donner le meilleur de soi-même dans une entreprise qui se libère
Isaac Getz
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L'entreprise libérée n'est pas un modèle de management, mais une philosophie. Qu'est-ce qui peut pousser certains dirigeants à réinterroger leur environnement organisationnel ? Bien sûr, il y a la performance économique, mais elle ne constitue pas le vrai mobile.
La véritable interrogation des dirigeants qui ont décidé de libérer leur entreprise c'est de créer un environnement organisationnel dans lequel les salariés ont envie de donner le meilleur d'eux-mêmes. Cela rend les gens plus performants et donc, en résulte, une mesure économique. Mais celle-ci est avant tout la résultante de l'épanouissement des salariés. D'ailleurs, cet indice se mesure : de nombreuses entreprises qui ont libéré toute ou partie de leur entreprise ont vu leur taux d'absentéisme baisser, ainsi que le turn-over.
Une philosophie commune : une entreprise libérée est un lieu où la majorité des salariés a la liberté et la responsabilité complète pour entreprendre toute action qu'ils jugent la meilleure pour la vision de l'entreprise. La manière de libérer son entreprise est différente pour chaque organisation.
Chacune doit co-développer avec ses salariés son propre mode organisationnel. Il résulte de l'articulation de la philosophie commune. C'est ainsi que Favi, SEW Usocome, Bretagne Atelier, Chronoflex, IMA Technologies, Lippi, Biose ont procédé... Des pionniers français qui sont, aujourd'hui, des sources d'inspiration pour d'autres entrepreneurs qui tentent le pari de libérer leur organisation et souhaitent l'épanouissement de leurs salariés, et comme résultante, la réussite de l'entreprise : Jean-Louis Plot (Rampal Latour), Damien Aguesse (Décorec), Clémentine Alzial (Weiss), Geoffroy Toulemonde (Flip)... Une communauté apprenante composée d'une trentaine de dirigeants s'est constituée au sein des clubs APM.
Isaac Getz