Les labs : nouvelle lubie ou nouveau standard d'innovation ?
Sébastien Rouzeau
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Sebastien Rouzeau
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Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir engager 10 milliards d'euros pour l'innovation en France, les labs dédiés à l'innovation ne cessent de s'accroître et deviennent omniprésents dans les entreprises.
Qu'il s'agisse des open lab, change lab, userlab, digilab, lab adopt, ou encore des (co)innovation lab... en quelques années ils sont parfois devenus le bras armé du dispositif d'innovation des plus grandes entreprises mondiales.
Une réalité qui pousse aujourd'hui ces groupes à être plus regardant et moins dépendants de la capacité d'innovation des startups, selon le baromètre 2018 de la création de valeur entre startup et grand groupe
Si les labs passionnent voire interrogent les acteurs de l'innovation, les résultats et les performances attendues se révèlent être issus d'une démarche structurée autour de facteurs de réussite.
Historiquement issus des secteurs technologiques et des télécommunications, les labs concernent aujourd'hui tous les domaines d'activité allant de la banque à l'industrie sans oublier les transports.
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Passant d'une initiative expérimentale à une démarche professionnalisée qui repose sur de nouvelles compétences, les labs visent à stimuler l'innovation à travers de nouvelles façons de travailler et de s'organiser, dans une démarche d'intelligence collective et d'ouverture.
Ces initiatives peuvent prendre des formes diverses et recouvrir des réalités bien différentes.
Ainsi quand certaines se concentrent sur de la prospective pure, d'autres traitent d'idées visant la commercialisation de produits ou services à court terme en se rapprochant du client ou de l'usager. D'autres encore gèrent des innovations de rupture présentant des niveaux de risque élevés axées sur le développement de technologies de pointe.
Impacté par l'ADN de l'organisation fondatrice, chaque lab présente un positionnement spécifique au regard des différentes phases du processus d'innovation qu'il adresse et du niveau de proximité avec les activités historiques de l'organisation. Cela se traduit alors par une multitude de modèles organisationnels et économiques.
Sébastien Rouzeau