Gilles Mondon (Unsa) : "Notre syndicat n'est pas complaisant avec le patronat"
Françoise Sigot
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Acteurs de l'Economie - La Tribune : Au niveau national, l'UNSA progresse, ainsi qu'au niveau régional, en Auvergne-Rhône-Alpes. Comment expliquez-vous cette progression ?
Gilles Mondon : Sur le plan des chiffres, cette progression s'explique notamment par une forte poussée de l'UNSA dans les TPE où nous avons plus que doublé notre score, ainsi qu'une progression dans les entreprises liée à une présence en hausse. Le résultat des élections TPE est le reflet d'un travail de fond que nous conduisons auprès des salariés des petites entreprises, depuis 20 ans, soit depuis notre création. Nous avons notamment mis en place en 2011 un service gratuit de renseignement à destination des salariés des TPE, car ces derniers sont souvent démunis lorsqu'un problème les oppose à leur employeur, où lorsqu'ils veulent des renseignements liés à leur droit.
Or, lorsque nous assistons ces salariés lors d'un procès au conseil de Prud'hommes, nous nous apercevons que beaucoup de conflits auraient pu trouver une solution par le dialogue. Mais force est de constater que la méconnaissance des règles de la part des salariés comme des employeurs de ces petites structures d'ailleurs, conduit à des situations où les positions se cristallisent au fil du temps et aboutissent à des positions extrêmes. Or, si l'on agit à temps, en instaurant une vraie négociation, on parvient souvent à trouver un accord.
L'UNSA est donc le syndicat des TPE ?
Pas du tout, l'UNSA est le syndicat de tous les salariés, du privé comme du public, des grandes comme des petites entreprises. Tout le monde a le droit d'être représenté par l'UNSA. Un regard sur les chiffres le prouve. Nous gagnons 62 000 voix au niveau national dont 6 000 dans les TPE. Cela signifie que nous progressons aussi dans notre présence dans les entreprises, même si nous avons encore du chemin à faire pour que l'ensemble des salariés connaisse notre offre syndicale atypique.
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Cette audience montre que nous ne laissons tomber personne, mais il y a un travail à faire dans les petites entreprises et nous sommes aujourd'hui les seuls à véritablement agir à ce niveau, comme le montre notre score chez les assistantes maternelles où nous gagnons notre représentativité dépassant toutes les confédérations parmi lesquelles seule la CGT reste représentative. Nous assumons ce choix et il s'incarne par des victoires majeures. Par exemple pour les architectes où nous sommes le 2e syndicat de la branche avec plus de 20 %, nous avons pu négocier des augmentations de salaires.
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Françoise Sigot