Yann Roubert (LOU Rugby) : "Notre meilleur marketing est de gagner"
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Acteurs de l'économie - La Tribune. 2017 marque l'année du déménagement pour le LOU Rugby, qui a quitté son stade de Vénissieux pour Gerland. Comment s'est déroulée cette transition ?
Yann Roubert. Ce déménagement était un véritable challenge, surtout en cours de saison. Même si nous avons passé cinq très bonnes années au Matmut Stadium de Vénissieux, le retour à Gerland était un palier à franchir pour voir grandir ce club. En l'occurrence, nous avons gagné nos cinq premiers matchs : sur le plan sportif, le Matmut stadium de Gerland nous porte plutôt chance.
Le public a également répondu présent. Nous leur avons promis de garder l'esprit et la convivialité de Vénissieux avec notre nouveau village, qui comprend la brasserie, la boutique ou l'espace réceptif. Cette partie est importante : que l'on soit président, joueur, supporter ou partenaire, il faut se retrouver sur "la place du village". Plus qu'un stade, nous avons voulu faire de Gerland un lieu de vie, puisque nous y avons aussi installé notre centre d'entrainement et de formation, notre siège social et notre école de rugby. Le tout dans un rayon de 300 mètres.
A terme, le nombre de place dans le stade va presque être divisé par deux. Est-ce pour conserver cette "ambiance rugby" que vous évoquez ?
En configuration football, le stade dispose de 41 000 sièges. Cette jauge est trop importante pour le rugby : nous n'avons pas encore plus de 40 000 fidèles qui sont prêts à venir tous les samedis assister à un match. Dans un premier temps, nous avons couvert les virages avec une configuration à 18 000 personnes, ce qui nous correspond bien puisque, pour l'instant, nous avons eu 15 000 spectateurs en moyenne.
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Mais cet été, nous entamons la seconde phase de travaux, pour refaire les deux tribunes latérales. De 18 000 places, nous allons passer à 11 500. Mais nous allons de nouveau ouvrir une partie des virages en début de saison prochaine, pour arriver à une configuration standard autour de 15 000 sièges, que l'on pourra augmenter jusque 24 000. Et j'espère que ce sera le plus souvent possible. C'est une belle ambition, mais nous avons signé pour soixante ans. Nous avons encore cinquante-neuf ans et quelques mois pour atteindre cet objectif.
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