Thierry de La Tour d'Artaise : "Notre système doit donner l'envie de porter vers le haut"
Romain Charbonnier
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ACTEURS DE L'ECONOMIE - LA TRIBUNE. Président de l'Institut Télémaque Auvergne-Rhône-Alpes, mais également du comité des amis du Foyer Notre-Dame des sans-abris, les engagements dans lesquels vous vous investissez, en parallèle de vos fonctions de PDG du groupe SEB, quel sens leur donnez-vous ?
THIERRY DE LA TOUR D'ARTAISE. Mon engagement est naturel. Si nous pouvons aider les autres et sommes en mesure de le faire, nous n'avons pas le droit de ne pas nous engager. Je le fais autant à titre privé qu'à titre professionnel, en utilisant mes compétences et mes fonctions pour entreprendre des initiatives. Aider est essentiel à la fois pour ceux qui en ont besoin, mais aussi pour son épanouissement personnel et pour la conduite de son entreprise, car cela génère un sentiment de fierté et d'appartenance auprès des salariés.
S'engager devient-il un devoir lorsque l'on occupe des fonctions de direction ?
Diriger une entreprise revient naturellement et inéluctablement à s'engager. Il est rare qu'un dirigeant se satisfasse de rester dans son fauteuil et n'ait pas cette envie de donner de son temps pour les autres et ce, à sa manière : en politique pour certains, en soutenant l'entrepreneuriat pour d'autres ou encore en s'engageant auprès d'associations caritatives. Chaque dirigeant porte en lui cette notion. Il faut simplement ne pas vouloir convertir tout le monde à sa cause. Les dirigeants sont très sollicités et doivent faire des choix.
En 2013, la proposition d'Henri Lachmann, président de l'Institut Télémaque au niveau national, d'occuper la présidence de cet organisme pour la région Auvergne-Rhône-Alpes s'est donc révélée une évidence pour vous ?
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L'institut disposait d'une présence en Auvergne-Rhône-Alpes et le groupe SEB participait à travers l'engagement de nos salariés aux côtés des filleuls Télémaque. Seulement, personne n'était en charge de développer l'association sur le territoire. Lorsqu'Henri Lachmann m'a fait cette proposition, j'ai été séduit par le projet, car il fait appel à l'effort. Nous soutenons des jeunes brillants issus de milieux modestes qui veulent se battre et nous les aidons, en leur apportant ce que la société n'a pas été capable de leur apporter : l'accès à un capital culturel.
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Romain Charbonnier
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