Christophe Cizeron : "La nutrition-santé, une nouvelle priorité pour Lyonbiopôle"
Stéphanie Borg
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Christophe Cizeron
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Christophe Cizeron
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Acteurs de l'économie-La Tribune : Votre élection à la tête de Lyonbiopôle a créé la surprise en juin dernier. Pourquoi avoir accepté cette mission ?
Christophe Cizeron : Tout d'abord, j'ai été honoré et surpris par cette sollicitation. J'ai accepté de mettre mon énergie au service de l'écosystème. J'ai été à l'origine de la création des clusters, à l'époque où j'étais au cabinet de Gérard Collomb. Mon handicap apparent, celui de ne pas être du secteur, peut-être en réalité un bel atout. J'ai aussi l'avantage d'avoir de bonnes compétences institutionnelles et de n'être d'aucune chapelle : je pose parfois des questions naïves, mais qui ont l'avantage de remettre du bon sens dans les décisions.
Comment jugez-vous le bilan de ce cluster, plus de dix ans après sa création ?
Je veux rendre hommage au travail réalisé par Philippe Archinard. Il a contribué, avec notre équipe, une vingtaine de collaborateurs désormais, à faire de Lyonbiopôle ce qu'il est devenu aujourd'hui : 208 adhérents, 227 projets labellisés depuis sa création, 1,06 milliard d'euros d'investissements dont seulement 420 millions d'euros issus d'aides publiques, 200 brevets par an, 95 produits mis en marché, toujours issus de nos projets collaboratifs.
Il a réussi le pari de pouvoir agréger des politiques publiques et des actions privées pour faire émerger la recherche et l'innovation. Je suis également très attaché à cette notion de partenariat public/privé, tout comme nos membres fondateurs. C'est un enjeu essentiel, je m'inscris encore pleinement dans cette démarche.
Vous êtes en train de construire votre feuille de route. Quels en sont les grands axes stratégiques ?
Nous sommes dans une phase de transition, propice à la réflexion. Le pôle se construit en différentes phases. Nous sommes à la fin de la 3e période, qui se terminera à fin de l'année 2018. La phase 4 démarrera en 2019. Tout d'abord, nos orientations seront très dépendantes des réflexions du gouvernement, en cours sur nos missions. Nous n'en connaissons pas encore les détails. Ce qui est certain, c'est que nous sommes un écosystème qui a la particularité d'être un lieu de convergence et de rencontre de haute qualité et un accélérateur d'innovations.
Stéphanie Borg