Eric Le Jaouen : "L’Unedic retrouvera l’équilibre en 2019"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Eric le Jaouen
Stéphanie Gallo
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Eric le Jaouen
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Le 29 juin prochain, vous prendrez la succession d'Alexandre Saubot au poste de vice-président de l'Unedic. Vous avez été désigné par le Medef chef de file de la délégation patronale de cet organisme paritaire, aux côtés de l'actuelle présidente Patricia Ferrand (CFDT). Alexandre Saubot avait été élu en janvier dernier, pour deux ans, mais il a choisi de quitter tous ses mandats pour se lancer dans la course à la présidence du Medef. Pourquoi avoir accepté cette responsabilité supplémentaire, en plus de votre casquette de patron de Ginkgo RH, de vice-président du Medef Auvergne Rhône-Alpes en charge des mandats, de vice-président du pôle Territoires et Branches du Medef au niveau national et de vice-président du Ceser?
Mon métier est lié aux questions d'emploi et de ressources humaines, je suis donc particulièrement intéressé par les questions en lien avec le service public de l'emploi mais aussi par les thématiques de l'accompagnement et de l'indemnisation des demandeurs d'emploi. Le champ culturel est très proche de mon activité professionnelle. Voilà pourquoi je suis membre du bureau de l'Unedic depuis six ans. Celui-ci comporte 10 personnes, 5 pour les syndicats de salariés, 5 pour les syndicats patronaux. Lorsqu'Alexandre Saubot a annoncé sa démission, je me suis positionné pour la vice-présidence.
Vous allez donc maintenant devoir vous attaquer aux problèmes rencontrés par cet organisme. Et notamment celui des indus. Les chiffres ont été révélés récemment. En 2017, l'Unedic a versé à tort plus d'un milliard d'euros. Ce montant a progressé de 8% par rapport à 2016 et de 36% en trois ans. Un peu plus de la moitié seulement est récupérée. Quelle est la raison de ce dysfonctionnement ?
Il faut relativiser. Le taux de recouvrement que vous annoncez correspond à un montant sur l'année. En réalité, sur l'ensemble des indus générés, et si l'on considère les taux sur une période glissante, nous récupérons plus de 80% des sommes versées à tort. Ce chiffre est bon.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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