"Sur le terrain de la finance, les clubs de football formateurs jouent seulement avec 14 % de leur effectif"
Romain Charbonnier
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Olympique lyonnais
Laurent Cerino / ADE
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Olympique lyonnais
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Acteurs de l'économie-La Tribune. Pourquoi créer une agence pour mesurer la juste valeur financière des joueurs de football ?
Pierre Caillet. L'équilibre financier des clubs de football est très dépendant de la performance sportive, autrement dit, c'est le fait de gagner le maximum de matchs qui fait loi : dans ce contexte, le capital humain-joueur est le principal actif des clubs de football.
Les clubs de football français disposent d'un immense atout : la qualité reconnue de leurs centres de formation. Ces derniers permettent de créer de manière endogène le capital humain-joueur d'aujourd'hui et de demain. Or, au bilan, il est encore que très partiellement reconnu.
Une meilleure prise en compte de celui-ci est d'autant plus difficile qu'il n'existe guère de méthodologie satisfaisante pour l'évaluer et que la doctrine comptable exclut du bilan des clubs, le capital humain-joueur créé en interne (issus du centre de formation). Il s'agit ici d'une démarche nouvelle.
Qu'est-ce que la juste valeur du capital humain-joueur ?
La juste valeur d'un joueur de football s'entend comme le montant qui pourrait être obtenu par le club, à la date de clôture annuelle, pour la vente dudit joueur lors d'une transaction conclue avec un autre club à des conditions normales de marché. La valeur considérée n'est pas celle du joueur en tant qu'être, mais celle de l'activité sportive qu'il peut produire au sein de l'équipe.
Cette juste valeur est reconnue par tous à l'intérieur des clubs. Mais comme les états financiers ne recensent que les flux de trésorerie, ils n'en reflètent qu'une infime partie. En conséquence, à « l'extérieur », les actionnaires, les investisseurs ainsi que les analystes financiers en ont une vision parfois un peu floue et souvent minimaliste.
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Vous définissez le capital humain-joueur, autrement dit des joueurs professionnels qui composent l'effectif d'une équipe de football, comme d'une richesse cachée. C'est-à-dire ?
Le cas particulier des mutations des joueurs de football professionnels autorise les clubs à valoriser à titre d'actifs incorporels les contrats joueurs. Cette comptabilisation correspond à l'acquisition par le club d'un droit contractuel dont l'activité professionnelle du joueur fait l'objet.
Romain Charbonnier