Pour le développement d’ETI partenariales « à la française »
Par Gaëtan de Sainte Marie, président de PME CENTRALE
Par Gaëtan de Sainte Marie, président de PME CENTRALE
C'est en partant de ce constat, que le monde politique s'est évertué ces dernières années à tenter de favoriser le développement de certaines PME pour qu'elles parviennent à atteindre la fameuse taille intermédiaire. Mais cette volonté politique se heurte à de nombreux freins, liés d'une part au dirigeant qui, dans de nombreux cas, préfère conserver une entreprise à taille humaine, liés ensuite à l'environnement fiscal et social, insuffisamment propice à l'entrepreneuriat (fiscalité excessive sur la transmission familiale d'entreprises, effets de seuil, manque de capitaux propres, stigmatisation de la réussite… la liste est malheureusement longue…).
En parallèle, les groupements d'entreprises, qui naissent de la volonté de plusieurs dirigeants de PME ou TPE de travailler ensemble, se sont multipliés en France ces dernières années.
Et ceci pour deux raisons. Désormais, les dirigeants acceptent plus facilement l'idée qu'ils ne savent pas tout faire seul et qu'ils gagnent à additionner leurs compétences et leur savoir-faire pour répondre au mieux aux besoins de leurs clients. Ensuite, constituer un groupement a de multiples avantages pour l'entreprise qui en est membre : être mieux armé pour répondre à un appel d'offre public ou en provenance d'un grand groupe, proposer une offre complète à ses clients, accéder plus facilement à l'international, résister à un concurrent, acheter ensemble à moindre prix, couvrir une plus large partie du territoire, etc.
Surtout, l'alliance est un moyen très efficace pour assurer la pérennité des entreprises qui la constituent, sans remettre en cause leur indépendance à laquelle le dirigeant de PME est généralement très attaché.
Puisque la volonté de développer des ETI rencontre un échec, et qu'à l'inverse, les groupements d'entreprise se multiplient naturellement, nous proposons au Centre des jeunes dirigeants (CJD) de retourner le problème et de favoriser le développement d'ETI partenariales « à la française ».
Une ETI partenariale est un regroupement d'entreprises qui se structurent pour atteindre un objectif commun, tout en conservant leur indépendance.
Mieux vaut un regroupement de 10 entreprises de 25 salariés qui permet d'atteindre la taille d'une ETI (250 salariés et plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires), plutôt que de tenter vainement de développer une grosse PME. De plus, ces ETI partenariales « à la française » sont mieux armées qu'une entreprise seule car elles disposent de nombreux savoir-faire, talents, réseaux… diversifiés et mutualisés, sans perdre à titre individuel leur indépendance et leur souplesse.
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Le CJD proposera dans les prochaines semaines un support riche et ludique à la fois qui permettra aux dirigeants de se questionner en profondeur sur leur intérêt ou volonté à s'allier avec d'autres.
Le CJD propose aussi de rendre plus visible et de reconnaitre ces groupements d'entreprises pour favoriser encore leur développement et faciliter par exemple :
Nous sommes convaincus que la France tient là un modèle vertueux qu'il s'agit seulement de favoriser, de promouvoir et de reconnaitre et qui serait un signal fort de reconnaissance :
Par Gaëtan de Sainte Marie, président de PME CENTRALE
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