Quel visage du monde en 2050 ?
Daniel Kofman
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Daniel Kofman
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Imaginer aujourd'hui ce que sera notre monde en 2050, revient à avoir imaginé nos sociétés actuelles au début des années 1950, juste après la démonstration du transistor. En effet, nous sommes à l'aube du développement de nombreuses technologies qui ont le potentiel de transformer le monde de manière bien plus profonde que ne l'ont fait les technologies de l'information dans les dernières décennies.
Depuis quelques années, nous sommes entrés dans une ère où la fusion progressive entre le monde réel et le monde numérique induit des changements profonds dans tous les secteurs d'activité. Le monde numérique a la capacité d'observer le monde réel grâce à un déploiement massif de capteurs connectés. Cela rend possible, par exemple, des systèmes de santé basés sur le suivi continu de l'état de santé des citoyens. Les capteurs diminuent en taille et deviendront imperceptibles. Demain, ils pourront être portés par de minuscules robots (nanobots) et se déplacer à l'intérieur du corps.
Afin que le monde numérique "comprenne" ce qui se passe dans le monde réel, il doit transformer les données capturées dans de l'information et de la connaissance. Il peut ainsi prendre en continu des décisions de plus en plus complexes en interaction avec le monde réel. A titre d'exemple, cela permet de rendre les véhicules autonomes (sans conducteur). Ces transformations sont possibles grâce aux développements de l'intelligence artificielle et à la capacité de traiter rapidement de grands volumes de données en provenance de sources multiples, ce qui est appelé le big data. Finalement, le monde numérique agit sur le réel grâce à l'internet des objets : la plus part des objets de nos vies courantes devenant connectés, il est possible de les contrôler à distance.
À lire également
Cette boucle - "observation continue du monde réel, apprentissage automatique, décision, action" - s'applique à tous les domaines d'activité. Cela mène notamment au paradigme industrie 4.0, lequel facilite la production de masse de produits fortement personnalisés : les divers composants du produit final ainsi que les robots (physiques et logiciels) et imprimantes 3D de l'usine communiquent et s'organisent entre eux pour mener à bien une production optimisée.
Daniel Kofman