Face aux fake news, la puissance de la marque média
Thomas Nardone
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Thomas Nardone
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L'actualité électorale récente a montré l'existence de campagnes massives de diffusion de fausses informations destinées à influencer le vote démocratique. L'enquête sur l'ingérence russe durant la dernière élection présidentielle américaine en est le parfait révélateur.
Si les rumeurs fabriquées de toute pièce ont toujours existé, spécialement dans l'arène politique, elles trouvent aujourd'hui un écho inégalé grâce aux moteurs de recherche et aux réseaux sociaux, Google et Facebook en tête. D'où la volonté du Président de la République de mettre les géants du web devant leur responsabilité grâce à sa future loi contre les fake news.
Mais la politique n'est pas la seule victime de ce phénomène. Les entreprises sont également de plus en plus touchées. Ces derniers mois, des dizaines de groupes ont été attaqués par ce fléau des temps modernes : Starbucks, Microsoft, Ferrero...
En février 2018, selon le site Snopes, spécialisé dans le fact checking, 2 des 5 fake news les plus virales aux États-Unis ciblaient des entreprises, en propageant la même rumeur : le beurre de la marque Anchor et les chocolats Cadbury seraient contaminés par le virus VIH du fait d'un employé malveillant.
En France aussi, les marques doivent faire face à l'ampleur prise par ces fausses informations. Après le passage de l'ouragan Irma aux Caraïbes en septembre 2017, Air France a été mis à l'index sur les réseaux sociaux pour avoir gonflé le prix du vol retour entre Saint-Martin et Paris.
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Tout était évidemment faux, mais plus de 81 000 personnes ont tout de même signé une pétition en ligne accusant la compagnie aérienne de "se faire du fric sur le dos des familles qui souhaitent évacuer, ayant tout perdu et n'ayant plus d'abri'.
Une certitude, à chaque fois, les procédés sont identiques à ceux utilisés en politique : un ou des individus difficilement identifiables (concurrents, activistes, consommateurs...) diffusent une fausse nouvelle sur le web ou sur les réseaux sociaux, et l'aspect viral se charge du reste.
Thomas Nardone