Cybersécurité : sur le SI comme sur la route, tous responsables !
Alexandre Ginon
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Alors qu'une entreprise sur deux a déjà été victime d'une cyberattaque (chiffres AON2017), que WannaCry a fait plus de 200 000 victimes au printemps dernier selon l'agence Europol 2017 et que les cyberattaques coûtent chaque année 450 milliards de dollars aux entreprises (étude Lloyd's 2016), la cybersécurité est aujourd'hui sur toutes les lèvres.
Entre prise de conscience et manque de maturité, nous sommes aujourd'hui, face à ce fléau de notre ère numérique, dans une double urgence, comparable à celle de la route dans les années 1970, à savoir : sécuriser les machines et sensibiliser les usagers.
Comme l'évoquait cette campagne de sensibilisation de la sécurité routière il y a une dizaine d'années, "un accident n'est pas une fatalité, mais un enchaînement de circonstances et de décisions dont l'issue est prévisible".
Il en va de même pour la sécurité informatique, à ceci près, fort heureusement, que les cyber-attaques sont, jusqu'ici, rarement mortelles.
Mais les conséquences d'une "infraction apparemment anodine" peuvent également être tragiques. Les spécialistes ont par exemple souligné que pour la fameuse attaque WannaCry de mai 2017, les entreprises et particuliers touchés n'étaient pas à jour d'au moins trois mois dans leurs systèmes Windows.
Il n'est pas rare non plus que nous nous rendions compte, lors de l'audit qui suit une attaque ciblée, que le Système d'Information de l'entreprise était infiltré, comme sous surveillance malveillante, depuis des années. C'est d'ailleurs souvent ce qui se passe pour les "arnaques au Président", mode d'attaque très en vogue depuis plusieurs années, qui consiste en une usurpation d'identité du dirigeant, doublée d'une attaque informatique.
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Face au danger, les réflexes sont souvent les mêmes : la machine n'a pas permis d'éviter l'accident, donc je sécurise la machine. C'est ainsi que, là où les équipementiers automobiles ont renforcé les habitacles et installé des ceintures, les experts informatiques, eux, développent des firewalls et multiplient les anti-virus.
Alexandre Ginon