Se délocaliser sans bouger, c'est possible ?

Frédéric Salles
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Dans la vie d'une entreprise, il arrive toujours un moment où le marché français arrive à maturité, et entre dans une phase de stagnation. La plupart des sociétés doivent accélérer le rythme : actionnaires et/ou investisseurs exigent une dynamique croissante.
Pour ces entreprises qui cherchent de nouveaux leviers de croissance, le réflexe reste, encore aujourd'hui, celui de répliquer leur business modèle à l'international. La scalabilité - la capacité à s'adapter aux évolutions - est en effet la stratégie de développement sur laquelle des startups comme Uber ou Airbnb ont misé.
Néanmoins, cette stratégie a souvent un prix : celui d'un investissement conséquent - pour recruter, intégrer des commerciaux, se doter d'un bureau, etc. - sans certitude de résultats. C'est d'autant plus vrai dans la mesure où la plupart des entreprises qui optent pour cette stratégie n'ont en vérité pas encore fait le tour de leur marché. Venant juste de dépasser la phase d'envol, celles-ci ne sont souvent pas encore assez solides pour se lancer à l'international.
Conquérir un marché étranger est risqué et complexe. De ce fait, il s'agit d'un modèle qui se solde souvent par un échec. De grands noms du retail, comme Sephora, s'y sont essayés sans réussir à transformer l'essai. Au Japon, la marque a plié bagages après 2 ans.
En cause, l'absence de notoriété, couplée à un marché déjà organisé et à la nécessité d'adapter son offre et l'ensemble de ses contrats à la culture et à la juridiction locale. Pour les entreprises, ces étapes indispensables sont autant d'obstacles chronophages. Et si les process peuvent être dupliqués, il est difficile de retrouver la même adhérence managériale sur un autre site. À l'étranger, l'effet miroir est flou.
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Aujourd'hui, lorsque l'on a un besoin, le premier réflexe est Google. Il y a une notion d'immédiateté ancrée dans nos usages, à laquelle seul Internet peut répondre. La prospection téléphonique, jadis primordiale dans le développement des entreprises, est alors supplantée par l'omniprésence du web. Pour se développer, il s'agit donc de mettre en place une stratégie digitale afin d'être visible sur le web.
Frédéric Salles