Alors que Toulouse accueille depuis peu des scooters électriques en libre-service (système de free-floating) proposés par des opérateurs privés, la position est radicalement différente à propos des trottinettes électriques pour le maire de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc. Par ailleurs, l'élu prévoit de donner une ampleur nouvelle à son service "VélôToulouse". Les détails.Plusieurs grandes villes de France font face depuis quelques années à une occupation de l'espace public par une multitude d'opérateurs de free-floating (location en libre-service, généralement via une application mobile) de trottinettes électriques, vélos et scooters. Après s'être laissée déborder, Bordeaux Métropole a lancé un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour ne retenir que les meilleurs et réguler leur présence à partir de septembre 2022.
Pour Toulouse, il est hors de question d'en arriver là. "Je suis contre la trottinette électrique (en libre-service)", confie Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Cette prise de position, la première officielle et publique du maire de la quatrième ville de France sur le sujet n'est qu'une demie-surprise.
En octobre 2018, la société américaine Lime avait installé dans la nuit une importante flotte de ses engins dans les rues de la Ville rose, mais sans l'accord des collectivités locales. Colère au Capitole, qui menaça alors de poursuites en justice pour occupation inégale de l'espace public. Résultat ? Moins de 48 heures plus tard, les trottinettes électriques en libre-service avaient disparu.
Pourtant, après cet épisode, plusieurs élus locaux dont celui en charge des Transports, Jean-Michel Lattes, avaient assuré qu'un cahier des charges conséquent était en préparation pour lancer un appel d'offres et ainsi accueillir un tel service à Toulouse. Mais le maire de la ville et président de la Métropole a tranché.