"Ce n'est pas un argument attendu qui fait partie de la notation mais on va quand même jouer dessus." Partant de là, tout est bon à faire valoir. Cet aveu d'un des acteurs du free-floating prouve la nécessité à se démarquer dans une compétition où la concurrence est particulièrement rude. Alors qu'à Bordeaux une douzaine d'acteurs se partage le marché des micro-mobilités en libre-service, l'autorité métropolitaine est venue siffler la fin de la foire : seuls deux opérateurs maximum vont être sélectionnés par type de véhicule (vélo, trottinette et scooter).
Et, preuve de la très grande attractivité de ce marché bordelais, à la clôture de l'appel à manifestation d'intérêt ce lundi 16 mai, Bordeaux Métropole a reçu officiellement les candidatures de 21 opérateurs de micro-mobilités qui ont déposé un total de 33 offres, puisqu'un opérateur peut postuler pour plusieurs types de véhicules. Bordeaux métropole va désormais devoir trancher entre ces candidatures très nombreuses en se laissant séduire par des kilomètres d'arguments.
L'encadrement du stationnement est l'attente prioritaire de la collectivité : les trottoirs ne doivent plus supporter des amas sauvages de vélos et trottinettes. La sur-occupation de la voie publique est toujours visible même si chaque opérateur est restreint à 100 trottinettes en vertu d'une charte de régulation de l'activité. Dès le 1er septembre prochain, les véhicules ne pourront plus être stationnés en-dehors de zones spéciales délimitées par les municipalités. Pour s'aligner sur cette exigence, les candidats seront contraints de déployer des systèmes de géolocalisation de haute précision. Satellite, capteurs ou encore des caméras embarqués comme chez l'opérateur Tier, qui revendique par ailleurs être le seul à proposer des casques intégrés à la location de ses trottinettes. Voi, quant à lui, l'un des premiers implantés à Bordeaux, revendique être aussi le premier à avoir installé des clignotants sur ses véhicules.