La Ville de Paris menace les opérateurs de trottinettes de suppression

"Il y a des villes qui l'ont fait, en banlieue, à l'international", a justifié David Belliard, l'adjoint (EELV) de la maire Anne Hidalgo, au sujet d'une potentielle interdiction des trottinettes. En cause, la vitesse de ces engins et la difficulté à contrôler leur zone de circulation.

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La Ville de Paris a, elle, limité dès l'été 2019 la vitesse des trottinettes électriques à 20 km/h et interdit leur stationnement sur les trottoirs.
La Ville de Paris a, elle, limité dès l'été 2019 la vitesse des trottinettes électriques à 20 km/h et interdit leur stationnement sur les trottoirs. (Crédits : Sipa)

Les sociétés Lime, Dott et Tier sont dans le viseur de la mairie de Paris. La Ville a menacé mardi les trois opérateurs privés de trottinettes électriques en libre-service opérant dans la capitale de ne pas renouveler leur contrat s'ils ne font pas des progrès sur la limitation de la vitesse et le stationnement.

"Soit il y a une amélioration significative de la situation et les trottinettes trouvent leur place dans l'espace public sans provoquer de trouble, de danger supplémentaire, notamment pour les piétons, soit nous envisageons la suppression totale des trottinettes" électriques en libre-service à échéance du contrat en octobre 2022, a expliqué David Belliard, l'adjoint (EELV) de la maire PS Anne Hidalgo, chargé notamment des transports.

Interdire ces flottes privées, "il y a des villes qui l'ont fait, en banlieue, à l'international", rappelle M. Belliard, citant New York, Barcelone, Boulogne-Billancourt ou Issy-les-Moulineaux.

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Un sentiment d'insécurité, malgré la réglementation

L'adjoint écologiste a convoqué les représentants des trois opérateurs privés choisis en juillet 2020 pour un contrat de 2 ans et qui comptent 5.000 véhicules chacun, après la mort d'une Italienne de 32 ans, percutée par mi-juin par une trottinette électrique sur une allée piétonne le long de la Seine.

Outre ce récent drame, M. Belliard dit avoir "beaucoup de remontées négatives sur les trottinettes qui roulent sur les trottoirs, le sentiment d'insécurité, les trottinettes qui traînent de nouveau dans la rue" depuis la fin du confinement.

Le gouvernement a réglementé en octobre 2019 l'usage des trottinettes électriques, gyropodes et autres monoroues dont l'usage a explosé ces dernières années avec notamment l'essor des locations en libre-service ("free floating").

Selon la loi, ces engins ne doivent pas pouvoir dépasser une vitesse de 25 km/h, ne peuvent transporter qu'un conducteur et doivent circuler sur les pistes cyclables.

De nouvelles "slow zones"

La Ville de Paris a, elle, limité dès l'été 2019 la vitesse des trottinettes électriques à 20 km/h et interdit leur stationnement sur les trottoirs.

David Belliard a demandé aux opérateurs de brider la vitesse à 10 km/h maximum dans les zones de forte densité piétonne. Dès mercredi, cette vitesse maximale devra être respectée dans des "slow zones" du centre de Paris (Halles, République, Bastille...), selon l'entourage de M. Belliard qui veut étendre ce dispositif "dans les prochaines semaines" devant les écoles ou d'autres secteurs à forte densité piétonne.

La redevance votée en 2019 pour ce contrat devait rapporter près d'un million d'euros par an à la ville.

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