Les préconisations de Pierre Cohen pour la survie des festivals français
Léia Hoarau
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La Novela, Les Petites formes de Desbals, Walk on the Pink Side,... Plus de 170 festivals ont été annulés en France au cours des deux dernières années. Depuis la baisse des dotations de l'État et la diminution des subventions publiques, soit une économie de 11 milliards d'euros pour l'État sur les trois dernières années, les festivals sont toujours en danger.
En juin 2015, la ministre de la Culture et de la communication Fleur Pellerin avait confié à l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, la réalisation d'un rapport évaluant les problèmes qui touchent les festivals en France. Ce rapport établit le statut et l'importance des festivals français, et explique de quelle manière l'État pourrait davantage s'impliquer dans leur développement et leur soutien.
Rendu au ministère au mois d'avril, le rapport est, selon Pierre Cohen, resté sans réponse de la part d'Audrey Azoulay, ministre de la Culture depuis février 2016. C'est pourquoi le Toulousain a décidé de le rendre public ce mois-ci.
Le rapport de Pierre Cohen définit tout d'abord la place des festivals dans les régions :
Les festivals jouent "un rôle complémentaire voire compensatoire" des événements des lieux permanents labellisés (écoles, fédérations...) car ils permettent la révélation d'artistes, et contribuent à la diffusion de compagnies, selon le rapport.
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En plus du contexte économique défavorable dans lequel la saison festivalière 2016 s'est ouverte (état d'urgence, colère des intermittents, baisse des budgets), Pierre Cohen craint qu'il n'y ait un risque de marchandisation des festivals :
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Léia Hoarau