Culture en Midi-Pyrénées : "Le maintien des festivals est un choix politique"

Propos recueillis par Florine Galéron
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Face à la baisse des dotations de l'État (11 milliards sur trois ans), les mairies réduisent leurs subventions culturelles. À Montauban, où vous avez été conseillère municipale, trois festivals ont été supprimés et remplacés par un événement pluridisciplinaire pour réduire d'un quart le budget dédié de la ville. Qu'en pensez-vous ?
Je suis très attristée de voir ces festivals disparaître. Le festival "Alors...on chante" existe depuis 30 ans, il a acquis une portée nationale avec notamment une couverture sur France Inter. On y a vu naître certains artistes comme Bénabar ou Renan Luce. Léo Ferré s'y est également produit. Depuis quelques années, le courant ne passait plus avec la municipalité. La baisse des dotations de l'État est bien là mais, à Montauban comme à Toulouse pour Rio Loco, ce sont avant tout des choix politiques. Certaines municipalités ne veulent pas faire l'effort de maintenir des festivals. La preuve, c'est que, de son côté, la Région a fait le choix de maintenir ses dotations au même niveau. Nous allons soutenir environ 80 festivals cette année pour un budget de près de 1,2 million d'euros. Pourtant, nous sommes également confrontés à la baisse des dotations et nous ne touchons plus d'impôts depuis la suppression de la taxe professionnelle.
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Il y a de fortes disparités entre les différents festivals, en termes de santé économique. Certains mettent la clé sous la porte quand d'autres parviennent à résister, à l'image du festival Pause Guitare à Albi. Comment peut-on l'expliquer ?
À Albi, Pause Guitare a été très soutenu par la Ville qui a mis un budget important pour sauver le festival alors que l'association connaissait des difficultés financières. Mais la santé d'un festival repose sur divers facteurs : les têtes d'affiches rencontrent plus ou moins leur public, le cachet élevé de certains artistes peut mettre en péril des manifestations. La météo est également un élément important, tout comme la présence de mécènes pour soutenir les rendez-vous culturels.
Propos recueillis par Florine Galéron
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