Polémique à Montauban après la suppression du festival "Alors... chante"

Florine Galéron
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Face à la baisse des dotations de l'État (11 milliards sur trois ans), de nombreuses mairies réduisent leurs subventions culturelles. Début mai, une cartocrise culturelle dénombre près de 200 festivals ou associations qui ont mis la clé sous la porte depuis mars 2014. Montauban n'échappe pas à cette règle. "Notre budget festival passe de 1 million d'euros en 2014 à 700 000 euros cette année", indique Thierry Deville, adjoint (UMP) à la ville en charge de l'Économie. Dans le même temps, la municipalité a totalement bouleversé l'offre culturelle estivale. Les 4 festivals habituellement programmés sont supprimés au profit d'un grand festival pluridisciplinaire. Baptisé "Montauban en Scène", ce festival va accueillir pendant le mois de juillet une quarantaine d'événements mêlant musique, danse, humour, spectacles pour enfants, arts de la rue... Exit donc le festival de musique "Alors..chante" ou encore "Jazz à Montauban".
Un choix politique qui n'est pas du goût de tout le monde. Dans une interview accordée à la Tribune Objectif news, l'ancienne conseillère municipale montalbanaise Dominique Salomon (PRG) qui est aujourd'hui vice-présidente du Conseil régional de Midi-Pyrénées en charge de la Culture, réagissait vivement :
Les élus de la mairie de Montauban contestent cette vision."Le festival 'Alors... chante' a enregistré un déficit important de 210 000 euros en 2014", relève Thierry Deville. "Ce festival souffrait d'une désaffection du public et d'une baisse de fréquentation, renchérit Alain Crivella, l'adjoint à la Culture. Nous avons préféré mutualiser nos forces autour d'un seul événement et de le rendre plus accessible. Une quarantaine de manifestations gratuites sont programmées au cours du mois de juillet."
Florine Galéron
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