Un Montalbanais aux commandes du métro de Doha
Emmanuel Langlois
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Thierry Couderc (au centre de l'image) est à la tête du métro de Doha depuis 2019, après avoir débuté sa carrière à Toulouse.
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Thierry Couderc (au centre de l'image) est à la tête du métro de Doha depuis 2019, après avoir débuté sa carrière à Toulouse.
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En mettre plein la vue ! Gratte-ciel, stades, autoroutes... Comme pour chacun de ses chantiers, le Qatar n'a pas regardé à la dépense pour construire son métro ! L'émirat voit le Mondial de football de novembre prochain comme une vitrine qui lui donnera la stature internationale après laquelle il court, à l'instar de celle qu'ont acquise de longue date ses sœurs ennemies Dubaï et d'Abu Dhabi.
Signe de cette course à la démesure : à la surface, les stations, déjà, ressemblent plus à des palais ou à des musées qu'à des bouches de métro ! Le design a d'ailleurs été confié à une agence néerlandaise. Les architectes se sont notamment inspirés des tentes traditionnelles des Bédouins du désert. Avec des quais extra-larges, l'intérieur correspond lui aux standards des halls d'aéroport les plus récents. Marbre, murs blancs, hauteur sous plafond impressionnante, tout est fait pour offrir au métro de Doha une image de grandeur.
Cela fait un peu plus de quatre ans que Thierry Couderc est à la tête de la joint-venture (coentreprise) qui gère ce super-métro de Doha. Fruit de la collaboration entre les groupes français RATP et Keolis et une société propriété de l'émir du Qatar, elle emploie 4.000 personnes au total.

Les stations du métro de Doha ont fait l'objet d'un important travail architectural (Crédits : Qatar Rail).
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Emprunter le métro de Doha, c'est vivre une expérience unique et faire un saut dans le futur. Le train est rapide, silencieux et la cabine futuriste. À chaque extrémité de la rame, deux places permettent aux titulaires d'un billet de classe "Gold" (l'équivalent de 2,5 euros contre cinquante centimes en seconde classe !) de s'asseoir comme s'ils étaient aux commandes du métro.
Emmanuel Langlois