Avec ou sans Idex, l'Université de Toulouse changera de visage

Gael Cérez
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Où en est le dossier Idex de l'Université de Toulouse ?
Nous soumettons une version stabilisée à partir d'aujourd'hui aux conseils d'administrations des universités. C'est un projet ambitieux. Il tient compte d'un certain nombre de contraintes liées au souhait de certains établissements de ne pas aller vers une intégration trop poussée.
Comment se présente cette nouvelle organisation ?
C'est une structuration en deux cercles. Le premier comprend les universités Jean-Jaurès et Paul-Sabatier, ainsi que l'Insa et l'INP. Le deuxième englobe l'Université Toulouse-Capitole, l'Isae, l'Enac et l'ENVT (école de vétérinaires).
Les deux cercles vont partager un socle commun de compétences concernant la diplomation des masters, le tutorat, la signature unique des publications scientifiques et l'élaboration d'une stratégie commune. Le premier cercle mettra en commun les dotations de l'État et les ressources humaines. De plus, les universités Jean-Jaurès et Paul-Sabatier vont perdre leur personnalité juridique. Ce n'est pas une fusion en tant que telle car chacune deviendra un collège de l'Université de Toulouse. Elles vont conserver un conseil académique pour gérer auprès des étudiants un certain nombre de choses. Les centraliser en une université fusionnée n'apporterait rien de plus. Nous estimons que la fusion n'aurait pas permis d'intégrer l'Insa et l'INP qui ont des modalités de gouvernance différentes.
En quoi ce projet est-il ambitieux ?
Nous franchissons de nouvelles étapes. La diplomation commune n'existait pas. Nous allons définir une stratégie commune et non réunir des stratégies individuelles. Admettre que deux universités vont perdre leur personnalité juridique, c'est un pas important. Nous allons plus loin que ce qui était imaginé il y a six mois.
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D'autres sites ont peut-être davantage fait bouger les lignes, mais notre projet est ambitieux par rapport à la complexité de notre site. Il y a beaucoup d'écoles d'ingénieurs. Certaines ne relèvent pas du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche (mais de la Défense, comme l'Isae-Supaero, NDLR). Il y a aussi de nombreux organismes de recherche.
Pourquoi l'Université Toulouse-Capitole se place-t-elle dans le deuxième cercle ?
Elle préfère être prudente. Elle craint la fusion et la perte de contrôle de ses finances. Elle a besoin de voir notre modèle de gouvernance faire ses preuves. Mais elle reste dans l'aventure et la porte reste ouverte si elle décide un jour de devenir membre du premier cercle.
La distribution des dotations de l'État va-t-elle changer au sein du premier cercle ?
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Gael Cérez
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