Idex : vers un statut à part pour UT 1 Capitole et l'Isae-Supaero
Sophie Arutunian avec Florine Galéron
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"Le calendrier est serré, très serré. Mais pas irréalisable." Philippe Raimbault, président de l'Université de Toulouse, se veut lucide : il ne lui reste que six semaines pour boucler un dossier solide afin de prétendre au label Idex, perdu avec pertes et fracas en mai dernier. L'enjeu est le suivant : pour bénéficier des 25 millions d'euros annuels alloués par la labellisation Idex, les universités et les écoles d'ingénieurs de Toulouse doivent trouver un accord pour une université intégrée, sans pour autant aller jusqu'à la fusion juridique des établissements, une hypothèse qui a été écartée. Habituées à leur autonomie, notamment en termes de budget, les différentes composantes de l'Université fédérale de Toulouse ont du mal à accepter l'idée d'une seule grande entité qui contrôlerait leur stratégie. Depuis plusieurs semaines, les réunions se multiplient afin de trouver un accord.
Mais la semaine dernière, en déplacement à Toulouse, le commissaire général aux investissements (CGI) Louis Schweitzer a été clair :
"S'il faut rendre un dossier au CGI et au ministère de l'Enseignement supérieur avant fin-février, le temps que le dossier soit voté dans chaque CA, cela signifie qu'il faut boucler avant mi-janvier", évalue Philippe Raimbault.
Lors du dernier CA de l'Université de Toulouse, qui s'est déroulé le 2 décembre, plusieurs points important ont été présentés.
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Plusieurs options sont envisagées afin de créer une Université de Toulouse intégrée tout en préservant les personnalités juridiques de chaque établissement. Une de ces options semble privilégiée : elle propose la création d'un établissement expérimental, "à mi-chemin entre le grand établissement - pour la plasticité de sa gouvernance - et la Comue (modèle actuel, NDLR), pour le maintien des personnalités juridiques", précise Philippe Raimbault.
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