Les émergents en première ligne pour le poste de DSK

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La bataille pour la succession de DSK s'organise. Si l'Europe n'a pas renoncé à récupérer le poste, l'Inde, la Turquie, Singapour ou l'Afrique du Sud sont aussi en course.

Qui succédera à Dominique Strauss-Kahn ? Pour la première fois depuis 1946, la compétition est ouverte au-delà des frontières de l'Europe. Et les pays émergents, qui réclament depuis des années une meilleure représentation au sein du FMI, pourraient ainsi voir un des leurs devenir le prochain directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Même si le porte-parole du gouvernement allemand estime qu'il y a « de bonnes raisons » pour que le successeur de Strauss-Kahn soit « un autre Européen », des noms commencent à circuler, provenant de Singapour, d'Afrique du Sud, de Turquie ou d'Inde. Trevor Manuel, ministre des Finances sud-africain de 1996 à 2009, son homologue turc Kemal Dervis ou le Singapourien Tharman Shanmugaratnam semblent bien partis. La Chine ne revendiquerait pas de candidat.

Deux Indiens

En Inde, le poste de Dominique Strauss-Kahn suscite même la concurrence. Selon la presse, deux hommes chercheraient à se placer comme le candidat officiel de New Delhi : le directeur adjoint du commissariat au Plan, Montek Singh Ahluwalia, et le gouverneur de la banque centrale, Duvvuri Subbarao. La presse indienne, qui s'insurge régulièrement contre la mainmise européenne sur l'instance internationale, présentait, lundi, Montek Singh Ahluwalia comme l'un des prétendants les plus crédibles. Mais du côté des autorités indiennes, c'est silence radio. Aucun des pays susceptibles de présenter un candidat au FMI n'a d'ailleurs pour l'instant réagi de manière officielle, ni sur l'arrestation, ni sur la succession. En revanche, le grand quotidien indien « The Times of India » relayait, sous couvert d'anonymat, la position d'un haut fonctionnaire en relation avec les organisations internationales, sceptique sur les chances de voir un Indien diriger le FMI : « Tout d'abord, il faudrait que les Européens et les Américains acceptent de céder le contrôle. Et s'ils le font, ils identifieront une personnalité d'un pays moins important que l'Inde ou la Chine qui peuvent parfois avoir des points de vue indépendants. » Sylvain Rolland et Benjamin Ramet, à Bombay

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