Nice n’en a pas fini avec le tramway
Laurence Bottero
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On évoque souvent Nice Côte d'Azur par le centre-ville de Nice ou par son entrée ouest, là où se déploie Nice Eco-Vallée. Mais le territoire ne se limite pas aux contours de la métropole, il est plus large et il comprend aussi une Vallée des Paillons qui, comme toutes les autres zones, connaît des difficultés de mobilité fluide et rapide.
La Vallée des Paillons, c'est, regroupées sous la communauté de communes des Pays de Paillons, 13 communes et près de 27 000 habitants. Ce sont des villes et des villages directement connectés avec les autres vallées et avec la proche Italie et la très proche Monaco. C'est dans ce territoire que se situe aussi une réserve foncière qui est bien loin d'être négligeable, dans un département qui pêche et peine à trouver des mètres carrés disponibles.
L'annonce donc, d'une extension de la ligne 1 du tramway niçois à horizon 2026 sur 6 km dont 1,5 km en souterrain, vers cette Vallée prometteuse en termes de développement économique, est un signal qui fait pousser un ouf de soulagement aux... entrepreneurs.
C'est ce qu'explique notamment le président des Entreprises des Vallées des Paillons, Adrien Sfecci. Qui se dit plutôt content du choix fait d'un tram plutôt qu'un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) un temps envisagé. « C'est le projet qui entre le plus en adéquation avec le monde économique et c'est un élément déterminant pour désengorger la Vallée », explique celui qui préside l'association réunissant 200 entreprises sur 15 communes. Aux 13 villes de la communauté de communes s'ajoutent en effet celles de La Trinité et de Saint-André de la Roche, qui sont dans le périmètre de la Métropole Nice Côte d'Azur, preuve qu'économiquement le territoire se fait économiquement hors de tout découpage administratif.
Ce que pose aussi Adrien Sfecci, c'est le devenir - forcément prometteur - des terrains laissés vacants par Lafarge. Le cimentier, installé à Contes depuis plus de cent ans, va en effet cesser la production pour ne conserver qu'une activité logistique. On imagine le potentiel, qui va bien aux entrepreneurs en besoin de foncier mais pas seulement à ces PME installées. Car la volonté est aussi d'attirer des investisseurs. Sur ce point d'ailleurs, Ladislas Polski, le maire de La Trinité, l'évoquait déjà il y a quelques semaines à La Tribune. « La Trinité est à proximité de la Principauté de Monaco, de la frontière italienne, les accès autoroutiers et donc il y a une nécessité de développer, nous avons des friches industrielles qui sont amenées à être reconverties, nous avons un certain dynamisme qui ne demande qu'à s'exprimer »
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