« L’idée n’est pas d’installer des agriculteurs à tout va. Il faut que les structures soient pérennes »
Maëva Gardet-Pizzo
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On le sait, les premières années de vie d'une entreprise peuvent être rudes. C'est vrai aussi en agriculture. Les investissements sont lourds et leurs retombées se font parfois attendre. « Dans l'élevage, il faut trois ans avant qu'une vache ne produise du lait. En arboriculture, on n'a parfois pas de fruits avant quatre ans », observe Florian Pellegrin, président du syndicat des Jeunes agriculteurs en PACA.
D'où l'existence d'aides financières pour accompagner le démarrage de projets sans trop obérer les capacités de financements de leurs porteurs.
Au niveau national, les jeunes agriculteurs peuvent bénéficier de fonds dédiés représentant 2% de la Politique agricole commune. Des aides attribuées en fonction du nombre d'hectares, ce qui pose problème pour Florian Pellegrin qui y voit un avantage donné à ceux qui ont eu les moyens de s'offrir les plus grandes surfaces, au détriment des petits exploitants. A la place, le syndicat suggère que les aides soient attribuées « à l'actif », c'est-à-dire à condition d'être ce qu'il qualifie d'« agriculteur véritable », passant plus de 50% de son temps sur son exploitation, et ne percevant pas plus de deux Smic pour des activités non agricoles. « Le système actuel fait que le Prince de Monaco peut toucher des aides la PAC, de même que des agriculteurs qui ont droit à une retraite à taux plein. Alors ceux-ci restent en activité plus longtemps et on perd du foncier » regrette-t-il.
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