“La question n’est pas tellement de réduire les m² mais de les penser différemment” (Guillaume Pellegrin - Newton Offices)
Gaëlle Cloarec
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LA TRIBUNE - Newton Offices est né en 2017 avec un premier espace dédié au flex office de 700 m² à la Joliette, à Marseille. Depuis, votre offre s'est développée pour totaliser 65.000 m² dans neuf grandes métropoles et centres tertiaires dont Nice et Sophia-Antipolis qui ouvriront d'ici à 2023. Comment expliquez-vous cette croissance accélérée ?
GUILLAUME PELLEGRIN - Nous répondons à un besoin. Nous avons lancé Newton Offices en 2017 sur fonds propres parce que nous avions senti l'émergence d'une révolution d'usage dans tous les secteurs de l'économie. Souvenez-vous ! L'arrivée de Netflix, le boom des plateformes musicales, de l'autopartage... l'usage s'invitait là où l'achat prédominait. Le monde de l'immobilier n'allait pas y échapper. Il s'agissait donc d'apporter une réponse française à ce mouvement mondial qui en s'affranchissant des baux commerciaux classiques permet à notre secteur de mieux s'adapter aux cycles de croissance et de décroissance des entreprises et par conséquent d'accompagner leur développement. Un positionnement que le partenariat conclu avec le fonds d'investissement KKR en 2018 a conforté et conforte toujours puisque nous venons de renouveler notre accord dans l'objectif de totaliser une vingtaine d'immeubles Newton Offices en 2025.
Quelles seront vos prochaines implantations et pourquoi ?
Après Lille, Lyon, Aix, Marseille, Montpellier et la Côte d'Azur, nous souhaitons ouvrir la région ouest avec un premier site dès 2024 à Toulouse, puis Bordeaux et Nantes. Surtout, nous essayons d'avoir plusieurs sites par métropole, dans les quartiers d'affaires, les parcs tertiaires en périphérie mais aussi certains quartiers mixtes car nous sommes convaincus que le développement de l'entrepreneuriat dans les villes et territoires passe par la régénération des quartiers. A ce sujet, un sondage que nous avons réalisé cet été sur la question du télétravail montre que le seuil de 30 minutes entre le domicile et le lieu de travail est très important. Au-delà, les gens préfèrent rester chez eux, en-deçà, ils se montrent plus favorable à la mobilité. D'où notre volonté de mailler le territoire en ce sens.
Gaëlle Cloarec