« Le Crédit Agricole est la première banque digitale en France en termes d’utilisateurs », (José Santucci, DG Crédit Agricole Provence Côte d’Azur)
Laurence Bottero
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Avec des parts de marché qui concernent 1 habitant sur 3, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur évolue sur un périmètre incluant les Alpes-Maritimes, le Var et les Alpes de Haute-Provence. Ce qui lui donne une vision assez large de l'économie dans le Sud. Et pour José Santucci, s'il y a bien sûr des points d'attention à observer, tout n'est pas noir dans l'économie locale.
Certes, reconnaît le directeur général du Crédit Agricole PCA, « les taux d'intérêt dans l'activité bancaire constituent un élément important, nous avons connu des cycles et des variations, avec des taux négatifs et assez brutalement, avec l'arrivée de l'inflation, ces mêmes taux remontent. Cela aura forcément un impact, cette remontée est faite pour faire baisser l'inflation. Et nous, banquiers, devons nous adapter ». José Santucci qui rassure sur le sujet des prêts pour l'habitat, dont les taux sont fixes et donc pas menacés pour les clients déjà engagés, même si, bien sûr, la donne sera différente pour les prochains clients qui souscriront.
Pas davantage d'affolement pour ce qui concernent les entreprises.
« Les chefs d'entreprise ont le moral et s'habituent aux incertitudes. Moi aussi, je suis chef d'entreprise », appuie José Santucci. « Il faut rester souple et adaptable à des conditions qui nous échappent mais qui ont des impacts sur la vie sociale et économique ».
Avoir un rôle sociétal, c'est aussi ce qui a mené l'établissement bancaire à faire du parking situé face à son siège social, à Saint-Laurent du Var, le terrain d'un programme de logements, qui seront bientôt livrés, d'ici la fin 2022, promet José Santucci. Un programme démarré avant la crise mais qui répond, plus que jamais, aux besoins du territoire. C'est cette volonté de répondre aux besoins que met en avant le dirigeant. « Nous connaissons la pression foncière, nous connaissons les problématiques de logements - au chapitre des inégalités sociales, la première est l'accès au logement - cela nous semblait une bonne chose d'y faire un immeuble et nous mettre sur le marché une quarantaine de logements avec une part d'habitat social ».
Laurence Bottero