Réforme des retraites : l'association Go Cadres se mobilise contre le chômage des seniors
Maëva Gardet-Pizzo
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Emploi - APEC
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Passés les cinquante ans, alors qu'ils sont au sommet de leur expérience, le chemin des Français vers la retraite prend des allures de piste noire. On estime ainsi que parmi les assurés de 50 à 67 ans, 40 % se retrouvent pendant au moins un an dans une sorte de zone grise : ni en emploi, ni en retraite. Et pour ceux qui font l'expérience du chômage, celui-ci s'étire dans le temps puisqu'en 2018, 60 % des chômeurs de plus de 55 ans l'étaient de longue durée, contre 42 % pour l'ensemble de la population.
Derrière ces chiffres, des situations sociales parfois très lourdes. « Quand on est jeune, on peut plus ou moins réussir à se débrouiller. On a moins de besoins, on peut dormir chez un proche. Mais à cinquante ans, on a souvent des crédits, une maison, une famille... Quand un senior se retrouve au chômage, c'est toute sa famille qui en pâtit et cela crée des drames : des dettes, des séparations, une santé mise à mal, des souffrances psychologiques ...», décrit Jean-Marc Rodriguez qui connaît bien le sujet.
Chargé d'affaires dans l'industrie et l'aéronautique, il se retrouve sans emploi lorsque son entreprise est liquidée en 2016. Il a alors plus de cinquante ans.
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Participant à un atelier assuré par un prestataire de Pôle Emploi, il fait la rencontre d'une dizaine de personnes - des profils cadres et assimilés - elles aussi à la recherche d'un emploi, dont une majorité de seniors. Parmi elles, Olivier Beyer, directeur commercial. Tous deux se disent que les ateliers tels que ceux qu'ils suivent ont certes leurs vertus, mais manquent d'un ingrédient essentiel : le réseau. « Nous avons donc décidé de créer une association pour aider tout le monde à trouver du travail en développant un réseau d'entreprises ». C'est ainsi qu'ils toquent à la porte des principaux pôles de compétitivité du territoire, des représentants du patronat, des groupements d'entreprises de différents territoires de Marseille. « Nous avons été bien accueillis car les problématiques d'emploi les intéressent ».
Maëva Gardet-Pizzo