Dans le Sud, la Convention des entreprises pour le climat veut transformer l'économie locale
Maëva Gardet-Pizzo
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... vironnement. Reportage à Marseille, à l'occasion d'une journée de travail dédiée à la coopération.
E
n ce
chaud
matin de septembre, l'Épopée fourmille.
Situé dans les quartiers nord de Marseille, c
e tiers-lieu dédié à l'innovation éducative, accueille aujourd'hui
u
ne
session de la Convention des entreprises pour le climat
(CEC)
Provence-Corse
.Sur sa terrasse ombragée, dans ses espaces de travail comme dans ses couloirs, des patrons, des responsables RSE, des représentants d'institutions cogitent. Et les discussions vont bon train.
Dans une salle à la porte ostentatoirement décorée de boules de pétanque, de petites grappes de personnes se sont formées.
L'ambiance est détendue. Façon vie étudiante. O
n parle régénération de biodiversité et coopération.
«
Ce dispositif nous permet de vite voir les synergies possibles entre nous tous
», explique un cadre du Crédit Agricole Alpes-Provence présent dans la salle. A ses côtés, des représentants de la PME cosmétique Pulpe de vie, d'Aromazone ou encore de la startup Telaqua qui optimise la consommation d'eau des agriculteurs. Comme tous les autres groupes, ils s'attellent à bâtir un projet commun. Il s'agirait en l'occurrence d'un label certifiant les agriculteurs ayant des pratiques régénératives. Eux s'intéressent à la biodiversité, tandis que dans d'autres salles, certains ont choisi de se pencher sur les enjeux liés à la jeunesse, l'emploi ou bien encore l'alimentation durable.
C
ette session de 48 heures est la cinquième du programme de la CEC Provence-Corse, association née d'un concept national crée en 2021 à Paris.
L'ambition : transformer l'économie pour la rendre compatible avec les limites de la planète avec le climat comme pierre angulaire, bien que les aspects de biodiversité, de gestion de l'eau, de qualité des sols (imbriqués les uns les autres) soient aussi pris en compte.
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«
V
iser un impact net nul ne suffit plus. Nous accompagnons les entreprises vers la mise en place d'une feuille de route qui leur permettra d'avoir un impact positif sur l'environnement à l'horizon 2030
», explique Nicolas Chabert, président de la CEC Provence-Corse.
Ce qui implique de transformer en profondeur le modèle économique des entreprises, à l'image
de Renault Trucks qui, suite à sa participation à l'édition nationale
de la CEC
, a complètement repensé son modèle. «
Renault Trucks a décidé de diviser par deux le nombre de camions fabriqués. L'entreprise s'est recentrée sur le
cœur
de métier qui est de transporter des produits d'un point A à un point B et a cherché une manière de s'orienter vers des modes de transports plus verts
». De sorte que le groupe mise désormais davantage sur le ferroviaire pour les longues distances et sur la fabrication de petites camions électriques pour le dernier kilomètre.
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