Pour sa première édition, le Blue Tech Show a rassemblé à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) la fine fleur des startups de la "Blue économie" régionale. Et préfigure ce que pourrait être, dans deux ou trois ans, la pépinière d’entreprises consacrée à l’économie bleue de la ville. Choses vues et entendues.-
Une cité bleue à Banyuls ?
Une cité bleue à Banyuls ?
«L'idée, c'est de rassembler à Banyuls des entreprises qui œuvrent dans ce domaine de l'économie bleue, liée à l'eau mais pas seulement», explique Anne-Leïla Meistertzheim, fondatrice del'entreprise Plastic@seaet chargée, en tant qu'élue à Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, du développement de l'économie bleue.
Le lieu retenu est chargé d'histoire puis qu'il s'agit des anciens entrepôts Bartissol, marque qui a contribué à la réputation des vins de Banyuls : « Il y a 4.000 m2 de locaux à transformer en tiers-lieu pour accueillir une bibliothèque, un lieu de restauration et les startups du secteur », ajoute la cheffe d'entreprise.
L'année 2024 sera consacrée aux études de ce projet porté par la commune de Banyuls et la communauté de communes
des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris
, et la première pierre pourrait être posée en 2025 pour une livraison en 2027.
«Nous avons tout un tas d'entreprises, ici, qui sont nées et parfois sont parties, comme Flowstop qui a beaucoup fait parler ces derniers mois... Ce projet pourrait les inciter à rester», souligne Daniel Christian, directeur général de la SCIC Oceanic qui organise le Blue Tech Show après avoir organisé deux autres rendez-vous, My Blue City et My Blue Cosmetic.
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Sail'inbox : décarboner le transport maritime
Sail'inbox : décarboner le transport maritime
L'idée, portée Frédéric Chamard-Boudet et Maxime Boulanghiem, est tout juste formalisée et l'entreprise Sail'inbox à peine créée, mais le projet a de l'allure et s'appuie sur l'injonction de décarbonation du transport maritime d'ici 2050 : convoyer des marchandises à travers la Méditerranée en utilisant la propulsion à voiles. Ancien officier de Marine marchande, Frédéric Chamard-Boudet estime qu'on peut aisément transporter 350 tonnes de fret avec des bateaux de 50 mètres, avec une stratégie également basée sur les petits ports.
«Ce que nous avons imaginé avec Sail'inbox peut nous permettre des chargements de 100 à 1.000 tonnes, précise-t-il.Nous pourrons aller sur les grands hubs portuaires mais notre volonté c'est plutôt de s'en éloigner.»