« Il y a une sorte d’hystérie collective depuis l’arrivée dans nos vies de ChatGPT » (Morgane Soulier)
Gaëlle Cloarec
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L'intelligence artificielle intrigue, attise la curiosité, anime les débats. Elle inquiète aussi, au point que d'aucuns parlent d'IA-anxiété comme d'autres d'éco-anxiété. « Il y a une sorte d'hystérie collective depuis l'arrivée dans nos vies de ChatGPT en 2022. Pas un jour ne passe sans que les médias n'en parlent, de près ou de loin. Pourtant, l'IA est présente dans notre quotidien depuis longtemps déjà. Quand Waze ou Netflix vous poussent une proposition d'itinéraire ou de série, c'est de l'IA », rappelle Morgane Soulier. Cette multi-entrepreneure, consultante et conférencière spécialisée dans le Metaverse et l'IA générative, a rejoint cet été le pôle d'ambassadeurs de l'Institut EuropIA, think tank basé au cœur de celle que l'on estime être la première technopôle d'Europe, Sophia-Antipolis, et que préside Marco Landi, l'ex-directeur monde d'Apple.
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L'objectif de l'association est de « sensibiliser et éduquer le grand public, les acteurs économiques et politiques aux défis de l'IA en prônant une approche éthique », explique la diplômée de l'EM Lyon, d'HEC et de Sciences Po Paris, à qui l'on doit la toute première page Facebook du groupe Orange, en 2007, et quelques années plus tard la stratégie d'intégration de Netflix sur le marché français. Par la suite, un accident de vie la conduira à s'intéresser à la santé numérique, avant d'élargir le spectre au numérique dans son ensemble, puis de resserrer la focale sur l'IA générative. Qu'elle s'efforce depuis de démocratiser. Conférences, articles et podcast de sensibilisation, procès fictifs ou sessions d'accompagnement des entreprises, pour cette missionnaire de l'IA, peu importe la forme si celle-ci sert le fond, à savoir « permettre à chacun de s'approprier le concept sans en avoir peur. »
Gaëlle Cloarec