Camille Frasca redessine le modèle de la Citadelle de Villefranche
Gaëlle Cloarec
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Camille Frasca souhaite renforcer le recours au mécénat
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Camille Frasca souhaite renforcer le recours au mécénat
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C'est un bastion militaire construit au XVIe siècle sur plus de 3 hectares. Une imposante forteresse qui surplombe la rade de Villefranche-sur-Mer, attenante à la ville de Nice. Ancienne place forte, la citadelle devint à l'orée des années 1980 un centre d'art et de culture qui, faute d'intérêt, perd peu à peu de sa superbe. Pourtant « ce lieu classé monument historique est unique, absolument magnifique », s'enthousiasme Camille Frasca, chargée de réveiller cette belle endormie. Celle-ci abrite quelque 1.300 œuvres, sculptures, peintures, dessins et céramiques du XXe siècle. Certaines sont signées par des grands noms tels Joan Miro, Pablo Picasso, Hans Hartung ou encore Francis Picabia. Une offre longtemps laissée en déshérence qui connaît une nouvelle jeunesse depuis l'arrivée de cette ex-Ecole du Louvre en 2021 à la direction générale des musées de la Citadelle.
Diplômée de l'Ecole du Louvres et de Sciences Po Paris, lauréate du dernier classement Choiseul Sud, Camille Frasca fait ses armes au Musée national Picasso-Paris, pratique « la diplomatie culturelle » et, en tant que commissaire d'exposition, entretien son appétence pour l'art contemporain. Un appétit qu'elle nourrit désormais au sein de la forteresse en programmant des peintres, plasticiens, photographes et autres vidéastes. « Je propose à des artistes, émergents ou confirmés, d'investir la citadelle, les espaces intérieurs et extérieurs, et de se confronter à ce monument en mouvement. »
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Le site est en effet engagé dans des travaux de restauration conséquents, sous la houlette des architectes des Bâtiments de France. « Il s'agit d'en faire un lieu en accord avec le futur, du jardin, peu consommateur en eau, au bâti, peu énergivore. » Une enveloppe de 15 millions d'euros est mobilisée, portée par l'Etat, la Région Sud et le Département des Alpes-Maritimes, à laquelle s'ajoute celle dédiée à la réhabilitation des œuvres. Chaque année, une trentaine d'entre elles est envoyée au Centre de conservation et de préservation du patrimoine de Marseille. A ce jour, 250.000 euros y ont été consacrés.
Gaëlle Cloarec