Réindustrialisation : Guillaume Fiévet, un précurseur à la Savonnerie du Midi
Maëva Gardet-Pizzo
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Guillaume Fiévet, président de la Savonnerie du Midi.
Julie Cohen
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Guillaume Fiévet, président de la Savonnerie du Midi.
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Sur la petite table qui fait face à son bureau, deux feuilles portant les mentions de deux écoles marseillaises destinées aux jeunes décrocheurs : École de la Deuxième chance et Epide. « En tant que directeur de l'association régionale des Entreprises du patrimoine vivant, j'aimerais monter des partenariats avec ces structures pour nous aider à recruter sur certains métiers difficiles, en maintenance, en industrie, et même en comptabilité », assure Guillaume Fiévet, une main sur la hanche, l'autre occupée à faire couler un café.
Mettre les compétences du territoire nord de Marseille au service de savoir-faire ancestraux, c'est un peu sa marque de fabrique depuis qu'il a repris la société familiale, Prodef, en 2013. Une entreprise spécialisée dans les produits d'hygiène et d'entretien, qui, la même année, rachète la Savonnerie du Midi où il se trouve aujourd'hui. « Mon père était convaincu que le Savon de Marseille avait une notoriété forte dans le monde entier. Il croyait que les produits d'entretien et d'hygiène solides, naturels avaient un potentiel. C'était aussi le moyen d'être plus présents auprès du grand public, alors que Prodef travaillait davantage en circuit professionnel ».
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Dans le bureau de Guillaume Fiévet, au cœur de cette savonnerie, les murs sont parés de tableaux représentant des navires et la mer. La Réunion aussi, où le chef d'entreprise a fait escale huit mois lors de son service militaire dans la Marine nationale. « J'en garde un super souvenir. À la Réunion, j'avais la responsabilité d'une petite patrouille alors que je n'avais que 23 ans, c'était une responsabilité importante ». Il poursuit son itinéraire professionnel chez Lafarge. Il y restera dix ans, touchant aux différents volets de la gestion d'une entreprise, industrielle de surcroît. « J'ai toujours vu le fait de fabriquer des produits comme quelque chose de noble ».
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