« Le label Entreprise du Patrimoine Vivant incite à ne pas opposer innovation et tradition » (Guillaume Fiévet, La Savonnerie du Midi)
Laurence Bottero
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Elles sont 40, s'appellent Voilerie Phocéenne, Malongo, Verrerie de Biot, Calissons du Roy René et elles ont en commun d'être labellisées EPV, trois lettres pour entreprises du patrimoine vivant, ces entreprises qui perpétuent des savoir-faire ancestraux et souvent artisanaux. « Ce sont des savoir-faire et des métiers spécifiques puisque le label EPV, label d'Etat, valorise des savoir-faire rares ou d'exception », explique Guillaume Fiévet qui préside l'association née il y a près de 18 mois dans la région Sud. « Ce sont souvent des produits du patrimoine ou des produits plus techniques ».
Si elles présentent des tailles très diverses - de la très petite entreprise à la grosse PME - ces 40 EPV ont en commun de défendre et de transmettre une expertise qui pourrait disparaître car, comme le souligne Guillaume Fiévet, il n'existe souvent pas d'école pour former à ces métiers rares, qui ne continuent d'exister que grâce à une transmission en interne. « La question de la transmission est essentielle. Nous sommes tous des PME, nous fabriquons localement, nous ne délocalisons pas. Au sein de la Savonnerie du midi, par exemple, nous formons les nouveaux maîtres savonniers, car il n'existe pas d'école pour cela. Or former un nouveau maître savonnier nécessite un à deux ans avant que celui-ci soit autonome. La question de la transmission et de la capacité à repérer des talents au sein de la jeune génération est vraiment un axe important de notre communication » souligne le président qui explique aussi que montrer au plus grand public ce qu'est une entreprise du patrimoine vivant sert l'attractivité vers ces pépites locales. Outre le tourisme industriel - qui est une façon de montrer « en vrai » le cœur d'une PME au savoir-faire rare, créer de l'événementiel, comme cela a été le cas l'an dernier, constitue un autre axe capable de jouer sur la corde attractivité.
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