« Il existe un avenir pour les entreprises de tourisme de savoir-faire », (Anne Lechaczynski, La Verrerie de Biot)

Laurence Bottero
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... es fleurons industriels français, La Verrerie de Biot, entreprise familiale qui a donné vie au verre bullé et qui n’en n’oublie pas pour autant l’apport des nouvelles technologies dont l’IA.
L'industrie n'a jamais autant été « à la mode » que depuis ces quatre dernières années. De plan de réindustrialisation post pandémie aux 55 sites clés en main identifiés par l'Etat pour aller plus vite dans les projets de réalisation de nouvelles usines, sans oublier Territoires d'industrie, dispositif qui vise à unir entreprises et institutionnels pour lever les possibles freins qui gênent l'industrialisation... tout va dans le bon sens, en quelque sorte et c'est exactement le message que distille Anne Lechaczynski. A la tête de l'entreprise familiale, elle porte un regard acéré sur le sujet, nourri par les années d'expérience, dont une partie sur le sujet export. Il faut dire que La Verrerie de Biot à la particularité d'être une entreprise industrielle, certes, mais une entreprise du tourisme de savoir-faire. Car derrière le côté purement touristique, c'est un savoir-faire, un métier, un art que la PME défend et promeut.
Une expertise artisanale qui aujourd'hui trouve précisément résonnance dans le public. Lequel s'attache désormais à mieux connaître la façon dont les produits sont fabriqués, quels circuits ils empruntent, comment ils naissent. Une curiosité qui créer l'appétence, une volonté « d'aller voir derrière le produit, comment celui-ci est fait, avec l'internationalisation on perd un peu la réalité des choses », souligne Anne Lechaczynski.
Une curiosité saine qui porte le tourisme lié à ces entreprises de savoir-faire. « La pandémie a donné envie de revenir à l'essentiel », observe Anne Lechaczynski. « Nous sommes davantage à la mode, même les autochtones, les locaux, ceux qui nous connaissent mais ne nous fréquentaient plus forcément, reviennent visiter ces pépites, si proches de chez eux ».
Laurence Bottero