Dans le Sud, les difficultés de recrutement s'estompent
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
« Malgré la conjoncture et la hausse du nombre d'inscrits au niveau national, le taux de chômage reste au plus bas dans le Sud, à 7,7 % au dernier trimestre de 2024 », indique Pascal Blain, directeur régional de France Travail. Et, si « l'emploi salarié commence à ralentir », il reste « plus dynamique qu'au niveau national ». Les défaillances d'entreprises, en hausse ces dernières années, stagnent même si « elles ont tout de même augmenté de 20 % par rapport à leur niveau d'avant-covid ».
C'est dans ce contexte que France Travail révèle les résultats de son enquête sur les besoins en main d'œuvre dans la région, reposant sur les réponses de 34.000 répondants, établissements publics et privés et la région et de Monaco..
Au total, en prenant en compte le Sud et Monaco, 220.800 projets de recrutement ont été recensés, soit une baisse de 13% par rapport à l'année précédente. Et la part d'établissements prévoyant de recruter a décru de 3 points, à 26 %.
De quoi contribuer à relâcher un peu la tension sur le marché du travail où les entreprises semblent avoir moins de difficulté à recruter. L'enquête de France Travail mesure ainsi qu'en 2024, 48% des entreprises font part de difficultés de recrutement, contre 62% en 2023. Au niveau hexagonal, ce chiffre s'élève à 50%.
Et des divergences importantes sont à observer : les recrutements sont ainsi jugés difficiles à 41% dans l'agriculture et l'industrie agroalimentaire contre par exemple 64% dans la construction.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Principales causes de ces difficultés : la pénurie de candidats ou des candidats au profil inadéquat pour 80% des sondés, quand 35 % citent des conditions de travail insuffisamment attractives.
À lire également
Si l'on cite souvent la robustesse des ETI et des grandes PME, les intentions d'embauche émanent à 48% des établissements de moins de 10 salariés. Et à 60% d'établissements de moins de 20 salariés. Assez logiquement, vu le tissu économique, le secteur des services est de loin le plus pourvoyeur d'offres d'emplois puisqu'il pèse 68,5 % des projets de recrutement (contre 64,4 % au niveau national). Plus précisément, les services aux particuliers, à la collectivité et l'hébergement-restauration couvrent respectivement 26,5% et 22% des intentions d'embauche.
Maëva Gardet-Pizzo