Dans le Sud, le chômage à son plus bas niveau depuis 1982
Maëva Gardet-Pizzo
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L'industrie constitue l'un des secteurs en tension
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L'industrie constitue l'un des secteurs en tension
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En matière de chômage, Provence-Alpes-Côte dAzur a souvent fait office de mauvais élève, son taux de chômage dépassant parfois de quatre points le niveau national. Mais l'écart se resserre, pour n'atteindre que 0,5 points de plus au second trimestre 2024, soit un taux de 7,8 % - son plus bas niveau depuis 1982 - contre 7,3 % dans l'ensemble du pays d'après l'Insee.
Un moindre écart que Pascal Blain, directeur régional de France Travail, explique par « la bonne saison qu'ont connue les secteurs du tourisme et de l'hôtellerie-restauration ainsi que par une certaine vitalité de l'industrie, portée notamment par les projets de décarbonation autour de l'étang de Berre ».
Ainsi, sur les 82.000 offres d'emploi actuellement disponibles sur le site de France Travail (dont 49.137 en CDI), 10.000 emplois concernent le commerce, 6.000 emplois l'hôtellerie-restauration et 7.100 emplois, l'industrie. Les services à la personne et l'a santé sont à l'origine, respectivement, de 10.900 et 8.700 offres. Des offres de plus en plus difficiles à pourvoir du fait de la baisse du chômage. « La baisse du chômage amplifie les difficultés qui étaient déjà élevées auparavant ».
De sorte que dans la dernière enquête régionale de France travail sur les besoins en main d'œuvre, 61 % des 247.000 projets de recrutements répertoriés sont réputés difficiles. Parmi les secteurs les plus en tension : la santé, la cuisine, les services à la personne, l'industrie et le numérique.
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En face, les salariés semblent de plus en plus difficiles à attirer et à fidéliser, ceux-ci ne trouvant pas forcément de sens dans les emplois qui leur sont proposés. Or, « les gens ont de plus en plus de mal avec la notion de boulot alimentaire ». Et divers freins, souvent cumulatifs, découragent voire empêchent ceux qui le souhaitent d'accéder à l'emploi. « A Marseille par exemple, le frein numéro un est la mobilité, devant le logement et la santé ». La garde d'enfants arrive à la quatrième place, Pascal Blain insistant sur le fait que « parmi les allocataires du RSA, un tiers vivent dans une famille monoparentales ».
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