Finances locales : les 10 villes d’Occitanie les mieux notées

Vers une analyse conjointe des finances locales par l’etat et les maires
© XXSTRINGERXX xxxxx / Reuters

Vers une analyse conjointe des finances locales par l’etat et les maires
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Le cabinet conseil montpelliérain Localnova a passé au peigne fin les finances de 2 236 communes en France de plus de 5 000 habitants, dont 207 en Occitanie (127 de 5 000 à 10 000 habitants, 51 de 10 000 à 20 000 habitants, 21 de 20 000 à 50 000 habitants, 6 de 50 000 à 100 000 habitants et 2 de plus de 100 000 habitants).
L'étude examine les comptes des collectivités entre 2014 et 2018 (sur la base des comptes 2018, les derniers disponibles) au travers de l'examen de 6 familles d'indicateurs quantitatifs et qualitatifs (fonctionnement, investissement, endettement, épargne, fiscalité et environnement économique). Suivant un système universel, les notations financières vont de D (situation financière en défaut structurel) à 2A (situation financière très bonne).
Au niveau national, près de 61 % des villes affichent des notes supérieures ou égales à 2A, la notation la plus haut dans le classement. Les catégories 1A (situation financière bonne) représentent 33 % du total et 5 % des villes ont un profil plus contraint avec la note 3B (situation financière moyenne).
Dix villes d'Occitanie sont dans la catégorie 2A+, seule catégorie pour laquelle Localnova consent à communiquer les noms des communes*. Il s'agit de Toulouse (31), La Grande Motte (34), Mauguio (34), Rodez (12), Balma (31), Foix (09), Onet-le-Château (12), Aucamville (31), Portet-sur-Garonne (31) et Séméac (65).
A l'autre bout du spectre, trois villes d'Occitanie (dont Localnova tait les noms) obtiennent les notes 3B+/3B/3B-, catégorie indiquant "des fondamentaux financiers fortement fragilisés consécutivement à une contrainte d'endettement et/ou l'absence de marge de manœuvre fiscale", précise Localnova. Les villes des Hauts de France et d'Occitanie représentent plus de 43 % de l'ensemble.
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La catégorie 2A/2A- concentre plus de 50 % des villes, dont 31 villes en 2A et 50 en 2A- pour l'Occitanie. Dans la catégorie 1A+/-, l'Occitanie compte 37 villes en 1A+, 35 en 1A et 23 en 1A-, avec "des qualités de signature correctes, mais certains fondamentaux financiers moins nets". Là aussi, les villes des Hauts de France et d'Occitanie représentent près de 27 % de l'ensemble.
Enfin, sur les quatre années écoulées depuis le début du mandat, 39 % des communes de plus de 5 000 habitants d'Occitanie affichent une stabilité financière, 24 % ont connu une légère amélioration, 16 % une amélioration, 15 % une légère dégradation et 5 % une dégradation. Parmi les évolutions les plus favorables, on compte sur l'ex-Languedoc-Roussillon les communes d'Aimargues (30), Bagnols-sur-Cèze (30), Laudun-l'Ardoise (30), Manduel (30), Castelnau-le-Lez (34), Cazouls-les-Béziers (34), Sauvian (34), Sète (34), Le Barcarès (66), Bompas (66), Canohès (66), Saleilles (66), Le Soler (66) ou Toulouges (66).
Selon Localnova, "la situation financière de 115 collectivités en France décroche". Ce qui correspond à la notation B.
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Mais l'expert souligne qu'il n'y a pas nécessairement de corrélation entre la santé financière d'une collectivité et sa gestion politique, et met en garde : "Ce n'est pas parce qu'on est bien noté qu'on est bien géré. La fragilité d'une commune n'est pas nécessairement dépendante de sa gestion. Si une collectivité se trouve sur un territoire pauvre par exemple, la notation s'en ressentira, même s'il y a compensation de l'État. C'est le problème de péréquation entre collectivités qui ne fonctionne pas complètement".
* Les données individuelles de chaque commune sont disponibles sur demande auprès de Localnova sur son portail localopen.
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